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En 50 ans, les températures ont augmenté de 0,7 à 1,6°C en Bourgogne-Franche-Comté

© LP/Aurélie Ladet/MaxPPP
© LP/Aurélie Ladet/MaxPPP

En 50 ans, les températures moyennes annuelles ont augmenté de 0,7 à 1,6 °C en Bourgogne-Franche-Comté, selon la station météorologique de Météo France. 

Par Sarah Rebouh

L’année 2018 a été la plus chaude de la décennie avec 12,0 °C en moyenne en Bourgogne-Franche-Comté. Des variations ponctuelles sont à noter au cours des 50 dernières années dans notre région comme sur dans toute la France, mais globalement les températures sont en augmentation depuis 50 ans.

Selon un rapport dévoilé ce lundi 24 juin par l'Insee, "sur les 15 stations météorologiques disposant des relevés nécessaires, la température moyenne s’est élevée de 1,3 °C entre la décennie 1959-1968 et celle de 2009-2018. Elle est ainsi passée de 9,6 à 10,9 °C. C’est depuis le milieu des années 80 que le réchauffement a été plus rapide, le thermomètre a pris un degré de plus."
 

Cette hausse des températures, constatée en 50 ans, s’est traduite sur pratiquement tous les mois de l’année. C’est en août et en décembre que l’augmentation est la plus sensible, respectivement + 2,3 et + 2,1 °C expliquent les météorologues. 

Évidemment, les températures sont très variables d’un endroit de la région à l’autre. Des villes les plus au sud de la région comme Mâcon, Saint-Pierre-le-Moûtier, Lons-le-Saunier bénéficient des températures les plus clémentes, la moyenne annuelle dépassant les 12 °C. En altitude, les témpératures sont plus faîches. "Elles sont à l’inverse plus fraîches dans d’autres villes notamment dans le Doubs, en particulier en altitude dans le massif du Jura : 7,0 °C à Mouthe, 8,2 °C à Labergement, 8,6 °C à Charquemont" peut-on lire dans ce rapport.
 

Des fortes chaleurs jusqu'en 2022 ?


Selon une étude réalisée par Florian Sévellec et Sybren Drijhout, professeurs à l'université de Southampton "les prochaines années devraient être anormalement chaudes et viendront intensifier le changement climatique en cours." Ces derniers ont mis au point un nouveau dispositif de prévision, appelé PROCAST (pour « Probabilistic forecast »), dont ils se sont servis pour prévoir la variabilité naturelle du climat (lire l'article en intégralité sur TheConversation.com). 

"Notre étude établit ainsi qu’en plus du changement climatique imputable aux activités humaines, la variabilité climatique naturelle va provoquer une phase anormalement chaude pour les quatre années à venir : plus de 0,01 °C en moyenne pour la période 2018-2022 – avec plus de 0,02 °C pour 2018 et plus de 0,03 °C pour 2018-2019. Ces chiffres, qui peuvent sembler particulièrement faibles, sont en réalité comparables à l’intensité du réchauffement global vécu chaque année, si l’on fait la moyenne de ce réchauffement sur les 100 dernières années (1 °C en plus sur les 100 dernières années équivalant à 0,01 °C en plus par an)" concluent les chercheurs.
 

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