Poussières du Sahara, chauffage...alerte à la pollution de l'air en Bourgogne Franche-Comté, vendredi 26 février

Depuis plusieurs jours, le ciel a beau être bleu, l'air est pollué par des particules fines. Plusieurs facteurs expliquent cette situation. Le réseau Atmo a lancé une procédure d'alerte. 

© OLIVIER BOITET - maxPPP

94 μg/m3 : c'est la quantité de particules fines mesurées dans l'air mercredi 24 février en Bourgogne-Franche-Comté. Un taux au dessus du seuil d'alerte situé à 80 μg/m3 par jour. Vendredi ce seuil devrait encore dépasser le seuil de 50  μg/m3 par jour. 

Ces petites particules invisibles à l'oeil nu provoquent une pollution. Les raisons de cette dernière sont multiples. La hausse significative des niveaux de particules PM10 dans l’atmosphère est favorisée par des conditions climatiques relativement stables. En cause, les émissions du chauffage domestique, encore en activité malgré les conditions printanières, mais aussi les contributions de type épandages agricoles et l’apport de poussières sahariennes.

Le seuil d’alerte (80 μg/m3/j) a été franchi mercredi 24 février par exemple sur le département du Doubs.

Cette situation devrait perdurer et les concentrations de particules rester élevées, justifiant le déclenchement, encore vendredi 26 février, une procédure d’alerte sur persistance de ce phénomène.

Début février, des vents venus du Sahara avaient déjà provoqué une pollution aux poussières de sable dans le Sud et le Grand Est.
 

Quels conseils en cas de pollution aux particules fines ? 

Pour les personnes les plus fragiles comme les femmes enceintes, nourrissons, jeunes enfants, personnes de plus de 65 ans, personnes souffrant de pathologies cardiovasculaires, insuffisants cardiaques ou respiratoires, asthmatiques, personnes se reconnaissant comme sensibles lors des pics de pollution, il est conseillé :


Anticyclone et printemps, une période propice à cet type de pollution

Généralement, les concentrations élevées de PM10 surviennent sous conditions anticycloniques fortes.  La période allant de la fin de l’hiver au début du printemps est favorable à la concomitance de nombreuses sources d’émissions qui favorisent les épisodes de pollution en particules : les émissions importantes liées aux pratiques agricoles s’ajoutent à celles du trafic routier, de l’industrie et selon les conditions du chauffage résidentiel.

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