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Les apiculteurs de Franche-Comté face à la mortalité hivernale des abeilles

Une ruche de Christophe Vuillemin, dans le Doubs. / © France 3 Franche-Comté / F. Le Moing
Une ruche de Christophe Vuillemin, dans le Doubs. / © France 3 Franche-Comté / F. Le Moing

Selon une enquête du ministère de l'Agriculture, près de 30% des colonies d'abeilles ont disparu en France l'hiver dernier. Une mortalité inquiétante, dont les apiculteurs essayent de prémunir cette année.

Par ML et AP

L’hiver dernier a été meurtrier pour les colonies d’abeilles, si on en croit les résultats d’une enquête effectuée par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation auprès des apiculteurs. Presqu’un tiers d’entre elles était mort cette année-là. Selon le ministère, la Bourgogne-Franche-Comté faisait partie des régions où ce taux avait augmenté, avec la Bretagne, la Nouvelle-Aquitaine et la Provence-Alpes-Côte-D’azur.
 

Christophe Vuillemin, apiculteur à Tarceney, dans le Doubs, a lui aussi constaté une mortalité importante, autour de 30%, dans la centaine de colonies dont il s’occupe. Il avait pourtant anticipé la lutte contre celui qu’il désigne comme « la cause n°1 de la mortalité des abeilles dans la région » : le varroa jacobsoni ou varroa destructor. Face à cet acarien qui se niche dans les ruches, les apiculteurs traitent souvent dès le mois de septembre.
 

Le coupable, selon Christophe Vuillemin, serait plutôt la cire qu’il a utilisée, importée de Chine. « Cette cire a, à mon sens, des molécules de produits phytosanitaires emprisonnées, qui ressortent à l’intérieur de la ruche et qui peuvent causer des désordres au niveau des colonies », assure-t-il.
 

Michel Ruch a quant à lui investit dans une cire biologique, beaucoup plus chère mais qu’il considère comme une valeur sûre. Ça ne l’empêche pas de perdre environ 10% de ses colonies, situées à Les Magny, en Haute-Saône, chaque hiver. Automne trop chaud, pollen pollué… Difficile d’en identifier la cause exacte. « Quand une ruche meurt, souligne-t-il, il faut bien analyser la chose. Problème : les analyses coûtent très cher. Une analyse pollinique pour rechercher les pesticides ou insecticides, c’est presque 400 euros. La profession devra, sur le long-terme, se regrouper, pour dire : « c’est telle cause ou telle cause ». »
 

L’Association de développement de l'apiculture en Franche-Comté (ADAFC) propose des formations, par exemple pour apprendre par exemple à changer les reines des colonies. Une technique adoptée par Christophe Vuillemin cette année, pour éviter l'hécatombe de l'hiver dernier.
 

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