Attaque à Nice : la surveillance des lieux de culte et des cimetières renforcée en Côte-d'Or

Après une attaque au couteau à Nice, le plan vigipirate a été relevé au niveau "urgence attentat", le seuil le plus élevé. En Côte-d'Or, la préfecture a annoncé que la surveillance autour des lieux de culte était renforcée. Des agents de police municipale seront présents dans des cimetières.

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Archives. © PATRICK SEEGER / MAXPPP
Le plan vigipirate a été relevé au niveau "urgence attentat" après une attaque au couteau à Nice. ce jeudi 29 octobre. Ce niveau, le plus élevé, prévoit notamment "d’assurer la mobilisation exceptionnelle de moyens, mais aussi de diffuser des informations susceptibles de protéger les citoyens dans une situation de crise", comme le précise le gouvernement.

En Côte-d'Or, comme ailleurs sur le territoire national, cela se traduit notamment par une surveillance renforcée des lieux de culte. "Toutes les forces de police et de gendarmerie sont en alerte sur le département, indique la préfecture de Côte-d'Or dans un communiqué ce jeudi 29 octobre.

"La surveillance des lieux de cultes est renforcée avec des patrouilles et des points fixes et, pour la prochaine rentrée scolaire, une priorité sera portée à la sécurisation des écoles et des sites éducatifs. Le détachement Sentinelle reçoit la même mission", poursuit la préfecture.
 
Par ailleurs, alors que l'affluence devrait être importante dans les cimetières pour la Toussaint, des forces de police y seront présentes. "Quant aux cimetières, avec l'accord des maires, et notamment du maire de Dijon, les polices municipales seront présentes pendant les fêtes de Toussaint, en concertation avec les forces de sécurité intérieure", ajoute le communiqué.
 
Une "attaque terroriste islamiste", selon les mots du chef de l'État, a fait trois morts dans une basilique du centre de Nice. L'auteur présumé de cet attentat est un Tunisien de 21 ans arrivé en France début octobre après être passé par l'île italienne de Lampedusa, selon des sources proches du dossier.

L'attaque contre l'église Notre-Dame de l'Assomption de Nice, à quelques jours de la fête catholique de la Toussaint, intervient près de deux semaines après la mort de Samuel Paty, ce professeur décapité à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) pour avoir montré à ses élèves des caricatures du prophète Mahomet.

Alors que la France est désormais passée en "urgence attentat", le niveau le plus élevé du plan Vigipirate, Emmanuel Macron a apporté "le soutien de la nation tout entière aux catholiques de France et d'ailleurs", en appelant les Français à "l'unité".

Saisi du dossier, le parquet antiterroriste a ouvert une enquête pour "assassinat et tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle".
 
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