Audincourt : le mineur interpellé reconnaît être auteur de manoeuvres ayant coupé l'électricité au centre de vaccination

Ce jeudi 22 juillet, le parquet de Montbéliard confirme que le suspect interpellé reconnait avoir manoeuvré pour couper le courant au vaccinodrome d'Audincourt, dans le Doubs. Il avait été appréhendé par la police municipale, le 20 juillet. Près de 5.400 doses avaient été mises en péril.
Centre de vaccination d'Audincourt, victime de coupure d'électricité volontaire
Centre de vaccination d'Audincourt, victime de coupure d'électricité volontaire © Florence Petit France Télévisions

Dans un communiqué de presse diffusé ce 22 juillet, le parquet de Montbéliard (Doubs) indique que le suspect reconnaît "être l'auteur des manoeuvres à l'origine de cette coupure". Le 18 juillet dernier "à 13 heures 55", l'électricité avait été coupée pendant au moins une heure, au centre de vaccination d'Audincourt (Doubs). Le parquet confirme que le suspect est un mineur actuellement âgé de 16 ans, habitant de cette ville. Il avait été arrêté le 20 juillet, près du centre de vaccination. Il est poursuivi pour "tentative de destruction de biens destinés à l'utilité publique". 

Identifié par la vidéosurveillance

Le mineur a pu être reconnu par les images de vidéosurveillance, d'après le parquet. Il est "familier du parc où se situe le centre de vaccination". L'auteur des faits déclare que son geste serait dénué de "toute dimension « politique »". Selon le procureur de la République, il n'y a en outre, pas d'élément actuel laissant penser que l'auteur soit lié à un des mouvements en cours contre la vaccination. 

Le jeune de 16 ans justifie son acte par la "curiosité". Il déclare "s'être approché du coffret d'alimentation en électricité, non verrouillé". C'est à ce moment qu'il affirme toucher aux commandes, ce qui a pour conséquence de déclencher une alarme. Ce bruit crée en lui une panique : le jeune prend la fuite. Il revient quelques instants plus tard, sans qu'il n'y ait de personne présente.

Il entend toujours cette alarme : c'est alors qu'il touche de nouveau les boutons et actionne le disjoncteur. L'alarme s'arrête, et le suspect quitte les lieux. Le procureur de la République ajoute que le mis en cause a déclaré n'avoir eu "aucune conscience" des conséquences de son geste et ne pas avoir eu une "intention malveillante".

Placement requis sous contrôle judiciaire

Le parquet de Montbéliard précise demander le placement du suspect "sous contrôle judiciaire". Pour l'heure, les investigations se poursuivent et le mis en cause doit présenté à un juge d'instruction. Il reste pour l'instant présumé innocent. Si sa culpabilité est définitivement établie, il encourt au maximum cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende. Une peine qui peut être réduite de moitié, étant donné son âge. 

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