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Bébés : le nombre de naissances devrait diminuer jusqu'en 2030 en Bourgogne-Franche-Comté

© BERTRAND BECHARD - maxPPP
© BERTRAND BECHARD - maxPPP

L'INSEE publie une étude sur la natalité dans notre région. Si la tendance ne s'inverse pas les familles vont faire moins de bébés ces prochaines années. Mais pourquoi donc ? 

Par S.C avec INSEE

En 2017, les femmes de la région ont donné naissance à 27 600 bébés. Si les tendances démographiques se prolongeaient, la baisse du nombre de naissances, amorcée depuis le début des années 1980, se poursuivrait jusqu’en 2030 dans la plupart des territoires.

En conséquence, les maternités de la région réaliseraient moins d’accouchements, à l’exception de celles de Dijon et de Besançon. Après 2030, les naissances se stabiliseraient voire augmenteraient.
 
© INSEE
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Une baisse de la fécondité dans notre région


En 2017, les femmes ont en moyenne 1,8 enfant au cours de leur vie, contre 2 en 2010. Ensuite, les femmes en âge de procréer sont moins nombreuses. En 2017, la région compte 565 000 femmes âgées de 15 à 49 ans, 6 % de moins qu’en 2010. Cette tendance est marquée dans la région, où les naissances ont plus fortement reculé qu’en France.
 
© INSEE
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12 centres périnataux de proximité et 19 maternités


La Bourgogne-Franche-Comté dispose, à la mi-2018, de 12 CPP et de 19 maternités répartis sur son territoire. Ces établissements emploient en moyenne annuelle 909 équivalents temps plein.
Plus de la moitié sont des sages-femmes, un quart sont des infirmiers et un cinquième des médecins (hors internes), qu’ils soient gynécologues-obstétriciens, pédiatres ou anesthésistes-réanimateurs.

Les 19 maternités de la région ont pris en charge près de 27 000 accouchements en 2017.
 
© INSEE
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13% des mères accouchent dans une maternité située hors de leur bassin de résidence


Avec ce maillage territorial, les femmes en âge d’avoir des enfants dans la région accèdent en moyenne à la maternité la plus proche en moins de 20 minutes.
Cependant, des disparités existent. L’implantation des maternités dans la plupart des grandes agglomérations de la région permet à leurs habitantes et à celles de leurs couronnes de rejoindre rapidement l’établissement le plus proche. En revanche, 6 % des femmes de 15 à 49 ans mettent au moins 45 minutes pour l’atteindre. Dans certaines communes du Morvan, du Châtillonnais, du nord de Gray ou de la frontière suisse près de Maîche ou de Morez, ce temps peut dépasser une heure.

Près de 2 % des femmes en âge d’avoir des enfants sont concernées. En particulier, 3 100 femmes de 25 à 34 ans, âges de forte fécondité, habitent dans ces territoires très éloignés des maternités.
 
© INSEE
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