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Bourgogne-Franche-Comté : 5 points à retenir du nouveau projet régional de santé

Le directeur général de l’ARS Bourgogne-Franche-Comté vient de communiquer le Projet Régional de Santé 2018-2028. Une première version de ce document avait été rejetée par les élus du conseil régional au mois d’avril.
 

Par B.L.

Le Projet Régional de Santé 2018-2028 fixe les priorités de santé publique pour les années à venir en Bourgogne-Franche-Comté.
Ce document, établi à l’issue de plus de 20 mois de travaux, a été arrêté le 2 juillet 2018. "Près d’un millier d’acteurs sollicités y ont contribué", indique l’ARS (Agence régionale de santé).

 
L'unité de médecine générale de l'hôpital de Château-Chinon dans la Nièvre
L'unité de médecine générale de l'hôpital de Château-Chinon dans la Nièvre

 

Quels sont les principaux défis en Bourgogne-Franche-Comté ?

Au printemps, la nouvelle organisation des soins de santé en Bourgogne-Franche-Comté avait reçu un avis défavorable de la part des élus du conseil régional et de nombreux élus des conseils départementaux. Un nouveau document a été arrêté ce 2 juillet par Pierre Pribile, directeur général de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté. Il met en avant 5 objectifs principaux :

1-améliorer la prévention
L'objectif est d'éviter un certain nombre de maladies chroniques (diabète, maladies cardio-vasculaires, cancer…) et vieillir en bonne santé.
Cela passe notamment par la promotion de l’activité physique et d’une alimentation saine et équilibrée, le dépistage du cancer, le repérage des troubles du langage chez les enfants, les bilans bucco dentaires dans les établissements d’accueil des personnes âgées et handicapées, l’éducation thérapeutique des patients atteints de maladies chroniques comme le diabète ou l’hypertension…


2-favoriser l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées
Cela consiste notamment à proposer une alternative à l’accueil dans des établissements spécialisés en réorganisant l’offre de services à domicile.


3-lutter contre la désertification médicale
Dans certaines zones de la Bourgogne-Franche-Comté, les habitants sont confrontés à une pénurie de personnel médical et soignant. Plusieurs actions sont lancées pour encourager les médecins à travailler en zone rurale. On mise aussi sur la télémédecine pour faciliter l’accès aux soins et éviter les déplacements inutiles.

 



4-réorganiser l’accès aux soins urgents
La Bourgogne-Franche-Comté manque cruellement de médecins urgentistes. Or, les urgences vitales (infarctus, AVC ou accident de la route…) doivent être prises en charge en moins de 30 minutes. Des solutions alternatives sont développées pour certains secteurs de la région encore trop éloignés d’un SMUR (Morvan et plateau de Maiche-Morteau) avec l’appui de médecins de ville correspondants du SAMU et de médecins pompiers.
-Certaines structures d’urgences enregistrent une faible activité. Des réorganisations simples doivent permettre d’en optimiser le fonctionnement et de conserver ces services.
-Les centres de réception et de régulation des appels d’urgence (centres 15) seront renforcés et réorganisés.
-Les transports par hélicoptère seront intensifiés.


5-Améliorer la prise en charge de la santé mentale  
Plusieurs pistes sont évoquées : améliorer le repérage précoce de la souffrance psychique et des troubles mentaux, créer un centre ressource régional en psychiatrie de la personne âgée, organiser la prise en charge spécifique des urgences psychiatriques…

 
© Darko Stonajovic via Pixabay
© Darko Stonajovic via Pixabay


 

Comment coordonner les actions de tous les acteurs ?


Arriver à relever les défis de la santé en Bourgogne-Franche-Comté implique la coordination de tous, déclare l’Agence régionale de santé. Cela passe par des partenariats avec l’Assurance maladie, les services de l’Etat en région (notamment l’Éducation nationale), les collectivités territoriales (Région, Conseils départementaux, EPCI, villes), le monde associatif, les acteurs de l’économie sociale et solidaire, les représentants d’usagers…

Ainsi, "des accords cadre spécifiques Etat/ARS et conseils départementaux pourront être envisagés sur des sujets croisés ayant un impact financier important, et plus largement de manière à assurer une concertation en continu".

"Une contractualisation ARS/Région pourra également être établie pour des prises de décisions coordonnées et éclairées sur des politiques partagées, telles que l’accès à la santé et l’aménagement du territoire, la formation, l’environnement…"


 
Les urgences de nuit ne seront pas fermées, mais il n'y aura plus qu'un médecin urgentiste la nuit, au lieu de 2
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