CARTE. Découvrez si votre commune en Bourgogne a gagné ou perdu des habitants

Ce jeudi 29 décembre, l'Insee publie une étude sur l'évolution démographique en Bourgogne entre 2014 et 2020. Si notre région perd dans son ensemble des habitants, découvrez la situation dans votre secteur avec nos cartes interactives.

2 801 695, c’est le nombre exact de personnes qui vivent en Bourgogne-Franche-Comté au 1er janvier 2020. Ce jeudi 29 décembre, l’Insee publie une étude dans laquelle elle évalue la dynamique démographique de notre région entre 2014 et 2020. En six ans, notre grande région a perdu 18 928 habitants.

"À partir de 2015, le vieillissement de la population conduit à un nombre de décès supérieur à celui des naissances. De plus, le solde migratoire est également déficitaire depuis une dizaine d’années", indique l’Insee dans son étude.

La Côte-d'Or en hausse, les autres départements de Bourgogne en baisse

En Bourgogne, le département de la Côte-d’Or est le seul à gagner en population : 535 078 personnes en 2020, contre 531 380 en 2014, soit une hausse de 3 698 personnes. En Saône-et-Loire, les chiffres sont en baisse avec une perte de 4 725 habitants en six ans et une population qui s’établit à 551 063 habitants (555 788 en 2014).

Mais la chute est beaucoup plus marquée dans l’Yonne (- 7 658 habitants). Le département compte au 1er janvier 2020 334 156 habitants, contre 341 814 en 2014. Baisse encore plus marquante dans la Nièvre avec la perte de 10 499 résidents, pour un total de 202 670 personnes, contre 213 569 en 2014.

"La Nièvre perd des habitants depuis une cinquantaine d’années. Elle connait une décroissance démographique parmi les plus importantes en France", précise l’Insee.

Découvrez dans cette carte le nombre d'habitants par département en Bourgogne.

Et ici, retrouvez l'évolution du nombre d'habitants en Bourgogne entre 2014 et 2020.

Quelle évolution dans les villes principales ?

La population continue d’augmenter à Dijon et son agglomération. La cité des Ducs voit sa population bondir de 5 438 habitants : 159 106 habitants en 2020, 153 668 en 2014. Chenôve et Talant, gagnent quelques résidents (respectivement + 158 et + 442).

Tout au nord de la Bourgogne, Sens (Yonne) gagne 1 347 habitants et s’établit au 1er janvier 2020 à un bassin de population de 26 854 personnes. Au sud de la Bourgogne, Mâcon (Saône-et-Loire) également bénéficie d’une évolution positive avec désormais 34 414 habitants, 958 de plus qu’en 2014.

"Situées aux franges de la région, Sens et Mâcon profitent toujours du dynamisme des régions limitrophes, respectivement l’Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes". Dernière hausse en Bourgogne, à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), avec 109 habitants en plus, pour une population totale de 45 094 personnes.

Dans le reste des villes importantes de Bourgogne, la dynamique démographique est à la baisse. Auxerre (Yonne) perd 692 habitants entre 2014 et 2020 et compte désormais 34 151 résidents. Perte de 2 201 habitants pour Nevers dans la Nièvre (32 284 en 2020, 34 485 en 2014).

En Côte-d’Or, Beaune voit sa population chuter de 1 457 personnes, avec 20 122 habitants en 2020. La chute est particulièrement marquée à Montceau-les-Mines également (- 1 663 résidents, pour désormais 17 239 personnes). A quelques kilomètres, Le Creusot perd 934 personnes, avec 21 057 habitants en 2020.

"La baisse démographique s’accentue dans les intercommunalités isolées ou situées dans des zones économiquement fragilisées. C’est le cas par exemple pour celle de Creusot-Montceau", mentionne l’Insee. Pour rappel, le secteur a connu son apogée à l’ère de l’industrialisation avant de perte son attractivité à la fin du XXème siècle.

Qu’en est-il dans les autres villes ?

Si la Côte-d’Or gagne en population dans son ensemble, plusieurs villes du département sont marquées par une baisse démographique. C’est notamment le nord Côte-d’Or qui est touché :

  • Montbard perd 519 habitants en six ans (2014 : 5 350 habitants contre 4 831 en 2020).
  • Saulieu perd 133 habitants en six ans (2014 : 2 479 habitants contre 2 346 en 2020).
  • Chatillon-sur-Seine perd 40 habitants en six ans (2014 : 5 392 habitants contre 5 352 en 2020).
  • Auxonne perd 214 habitants en six ans (2014 : 7 835 habitants contre 7 621 en 2020).
  • Genlis perd 221 habitants en six ans (2014 : 5 411 habitants contre 5 190 en 2020).
  • Nuits-Saint-Georges perd 246 habitants en six ans (2014 : 5 578 habitants contre 4 332 en 2020).

En Saône-et-Loire, c’est l’ouest du département qui est touché par une chute démographique.

  • Blanzy perd 413 habitants en six ans (2014 : 6 457 habitants contre 6 044 en 2020).
  • Bourbon-Lancy perd 385 habitants en six ans (2014 : 5 069 habitants contre 4 684 en 2020).
  • Chagny perd 188 habitants en six ans (2014 : 5 704 habitants contre 5 516 en 2020).
  • Cluny gagne 156 habitants en six ans (2014 : 4 775 habitants contre 4 931 en 2020).
  • Digoin perd 389 habitants en six ans (2014 : 8 005 habitants contre 7 616 en 2020).
  • Gueugnon perd 591 habitants en six ans (2014 : 7 276 habitants contre 6 685 en 2020).
  • Louhans gagne 102 habitants en six ans (2014 : 6 349 habitants contre 6 451 en 2020).
  • Paray-le-Monial gagne 85 habitants en six ans (2014 : 9 133 habitants contre 9 218 en 2020).
  • Tournus perd 212 habitants en six ans (2014 : 5 764 habitants contre 5 552 en 2020).

Dans l’Yonne, le nord du département gagne des habitants. Mais dans le reste du territoire :

  • Avallon perd 611 habitants en six ans (2014 : 7 025 habitants contre 6 414 en 2020).
  • Joigny perd 291 habitants en six ans (2014 : 9 672 habitants contre 9 381 en 2020).
  • Migennes gagne 255 habitants en six ans (2014 : 7 019 habitants contre 7 274 en 2020).
  • Monéteau gagne 100 habitants en six ans (2014 : 4 010 habitants contre 4 110 en 2020).
  • Tonnerre perd 414 habitants en six ans (2014 : 4 759 habitants contre 4 345 en 2020).

Dans la Nièvre, c’est l’ensemble du département qui est touché par une baisse démographique :

  • La Charité-sur-Loire perd 335 habitants en six ans (2014 : 5 008 habitants contre 4 676 en 2020).
  • Clamecy perd 295 habitants en six ans (2014 : 3 889 habitants contre 3 594 en 2020).
  • Cosne-sur-Loire perd 1 138 habitants en six ans (2014 : 10 553 habitants contre 9 415 en 2020).
  • Decize perd 433 habitants en six ans (2014 : 5 626 habitants contre 5 193 en 2020).
  • Château-Chinon perd 150 habitants en six ans (2014 : 2 084 habitants contre 1 934 en 2020).
  • La Machine perd 166 habitants en six ans (2014 : 3 397 habitants contre 3 231 en 2020).
  • Varennes-Vauzelles perd 272 habitants en six ans (2014 : 9 467 habitants contre 9 195 en 2020).