Saône-et-Loire : 6 000 m² de locaux partis en fumée dans l'incendie d'une entreprise classée Seveso à Crissey

Publié le Mis à jour le
Écrit par Solène Leroux avec Valentin Chatelier et Rémi Carton
Les pompiers de Saône-et-Loire continuent à éteindre le feu, suite à l'incendie d'une entreprise classée Seveso à Crissey, le 20/11/2021.
Les pompiers de Saône-et-Loire continuent à éteindre le feu, suite à l'incendie d'une entreprise classée Seveso à Crissey, le 20/11/2021. © VALENTIN CHATELIER / FRANCE TELEVISIONS

Samedi 20 novembre, 6 000 m² de locaux ont été détruits dans l'incendie de l'entreprise Sobotram à Crissey (Saône-et-Loire), un site classé Seveso. Aucune victime n'est à déplorer. La préfecture se veut rassurante sur le risque sanitaire et environnemental.

L'incendie au sein de l'entreprise Sobotram est désormais fixé. Il s'est déclaré samedi 20 novembre vers 11 heures à Crissey, près de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). 6 000 m² de locaux abritant les services de messagerie de cette société de 300 employés sont partis en fumée, tout comme seize poids lourds et sept remorques.

Quelques employés sont venus sur place pour essayer de sauver ces derniers. "Mon collègue travaillait et m'a dit qu'il y avait le feu", explique Christophe Maréchal, chauffeur de poids lourd dans l'entreprise. Employé depuis trente ans, il n'a pas réfléchi longtemps, "c'était instinctif, c'est ma famille", assure-t-il. "On a sauvegardé ce qu'on a pu." 

Même sentiment du côté de Pascal Clerc, également chauffeur poids lourd chez Sobotram. "Ça me fait mal au cœur, c'est une partie de moi qui s'en va, témoigne-t-il, en regardant le brasier. Ça fait 38 ans que je suis là, c'est une partie de ma vie."

La proximité d'une autre partie du site, classée Seveso, inquiétait particulièrement les pompiers samedi matin. Un bâtiment, contenant notamment des hydrocarbures, qui se trouve à seulement quelques dizaines de mètres du lieu de l'incendie. "Les bâtiments administratifs et informatiques ont pu être sauvés" grâce aux sapeurs-pompiers, précise la préfecture. 

94 pompiers, 30 gendarmes

Si le feu a été circonscrit au cours de l'après-midi, une longue phase d'extinction s'en est suivi pour éviter une éventuelle reprise. Les heures suivantes, vingt sapeurs-pompiers sont restés sur place en surveillance.

Au plus fort de l'intervention, 94 pompiers et 50 engins de secours se trouvaient sur place. Trente gendarmes étaient également mobilisés d'après la préfecture.

Un seul employé était présent dans le bâtiment lorsque l'incendie s'est déclaré, il a pu évacuer. Un pompier a été légèrement blessé pendant l'intervention.

Les causes du départ de feu ne sont pas encore connues, elles font l'objet d'une enquête par la gendarmerie.

Pas de risque sanitaire et environnemental

La préfecture se veut rassurante. L'incendie s'est propagé aux bâtiments d'expédition, aux camions ainsi qu'à des palettes et des cartons, "d'où le dégagement de fumée important", explique la préfecture. 

"Les premières analyses d’air atmosphérique effectuées ne montrent pas de risque pour la santé publique et l’environnement." Elle précise aussi que "les eaux d’extinction retenues dans les bacs de rétention, feront également l’objet d’analyses ultérieures".

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