Covid-19 : comment fonctionne le nouveau protocole sanitaire en vigueur dans les écoles ?

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Écrit par François Latour
La vague Omicron fait craindre une fermeture des établissements.
La vague Omicron fait craindre une fermeture des établissements. © France Télévisions

Ce lundi 29 novembre le nouveau protocole sanitaire entre en vigueur dans les écoles et collèges. Parmi les nouvelles mesures, pas de fermeture de classe en cas d'élève positif.

Cela fait partie des annonces faites par le Gouvernement jeudi 25 novembre. Un nouveau protocole sanitaire entre en action à partir de ce lundi 29 novembre à destination des élèves du premier degré et des collégiens.

Pas de fermeture automatique de classe en cas d'élève positif

Si un cas positif est révélé dans une classe, la fermeture de la classe n'est plus obligatoire. Les élèves devront passer un test PCR ou antigénique, et attendre le résultat chez eux. Seuls les élèves négatifs pourront revenir en cours.
Le Gouvernement souhaite ainsi limiter les fermetures de classe.

Si plusieurs cas sont avérés dans la même classe, c’est l’Agence régionale de santé (ARS) qui peut décider de fermer la classe. Pour les collégiens et lycéens, en revanche, les règles ne changent pas.

Des autotests pour les collégiens de 6ème

Des boîtes de dix autotests devraient être distribués aux élèves de 6ème dès ce lundi, afin qu'ils puissent réaliser chez eux deux tests antigéniques par semaine. 

On est en train de faire au mieux pour distribuer les autotests le plus rapidement possible

Jérôme Naime

Secrétaire académique du syndicat national des personnels de Direction de l'Education Nationale

Dans l'Académie de Dijon, Jérôme Naime indique ce lundi matin que tous les établissements ne sont pas encore dotés des kits antigéniques : "on espère qu'on va pouvoir transmettre ces tests le plus rapidement possible, pour avoir cet outil-là en plus, pour éviter d'avoir trop de propagations du virus au sein de nos établissements."

Si la distribution des autotests n'est pas instantanée dès ce lundi, le secrétaire académique des chefs d'établissement souligne que "ce qui compte, c'est qu'on puisse avoir mis ces mesures en place partout d'ici 10-15 jours ! " 

Pour les collèges et les parents d'élèves, c'est un outil supplémentaire qui arrive dans un moment où la cinquième vague épidémique approche : "les autotests peuvent permettre aux parents d'anticiper les choses.
Ça serait utile de voir les élèves asymptomatiques, avec un ou deux autotests par semaine, ça permettrait de prendre des mesures d'isolement pour ne pas transmettre le virus autour d'eux. Les collèges et les chefs d'établissement participent à l'action sanitaire nationale, en faisant tout leur possible pour limiter la propagation, c'est notre rôle !"

La circulation du virus est en hausse auprès d'une population plus jeune, car les élèves de 6ème ne sont pas vaccinés, étant âgés de moins de 12 ans. Jérôme Naime est aussi proviseur-adjoint du lycée Carnot à Dijon, et constate "on a eu un peu plus de cas au retour des vacances de la Toussaint. Les contaminations sont plutôt intra-familiales. On n'a pas l'impression qu'il y ait une propagation au sein de nos établissements, les cas contacts qu'on isole restent plutôt négatifs.

S'il s'agit bien d'un protocole nouveau pour les classes de primaire, les chefs d'établissement du second degré étaient déjà familiers avec cette pratique : "Il faut noter que le protocole mis en place aujourd'hui dans les classes de primaire existait déjà chez nous dans les classes de collège. On ne fermait pas les classes en collège dès le premier cas, en revanche on les fermait quand on avait un nombre de cas importants."

Protocole de niveau 2

Au niveau national, malgré cette évolution, le protocole adopté est toujours celui de niveau 2, à savoir que les cours se font en présentiel mais que le masque est obligatoire.

 

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