Université : ce qui change pour accéder aux études de santé et de médecine

Le nouveau dispositif d'accès aux études de santé en Bourgogne Franche-Comté a été présenté ce jeudi 20 mai. Il se veut plus facile. C'était un des objectifs du plan "Ma Santé 2022" lancé en 2018 par Emmanuel Macron, pour une meilleure formation des professionnels de santé.

Le campus universitaire de Dijon - Bourgogne (illustration)
Le campus universitaire de Dijon - Bourgogne (illustration) © Léo-Pol Platet / France Télévisions

Dans le plan "Ma Santé 2022", la transformation prévue des études de santé devrait répondre à une volonté forte de diversifier les voies d'accès aux études de santé et de diversifier les profils des étudiants.

Fin du numerus clausus

C'est une petite révolution dans l'univers de la médecine. La fin du numerus clausus, tel qu'il existe aujourd'hui. La transformation s'opère grâce à la loi du 27 juillet 2019. Le but est d'abord d'augmenter le nombre de places disponibles en 1ère année d'études de médecine et de diversifier les voies d'accès aux études de santé. Ensuite, l'autre volonté est de diversifier le profil des étudiants en médecine.

Grâce à cette réforme, ce sont 1300 places supplémentaires environ sur le territoire national qui seront proposées à la rentrée prochaine et 82 en Bourgogne-Franche-Comté.

Le recteur Jean-François Chanet, de l'académie de Besançon, a présenté comme une "avancée majeure" la fin du numerus clausus : plus de 60 % des candidats se retrouvaient sans reconnaissance d'acquis, malgré deux ans passés à l'université. 

Désormais, la réforme du Pass Santé implique que chaque université aura à définir le nombre d'étudiants qu'elle admet dans les filières de santé, en lien avec l'agence régionale de santé (ARS), en prenant en compte, les besoins de santé et les capacités de formation des professionnels de chaque territoire. Les facultés auront donc la capacité de faire varier à la marge le nombre d'admis, mais le passage en 2ème année sera toujours très sélectif.

Un nouvel accès aux études de médecine

L'autre aspect majeur qui est mis en avant avec la réforme, ce sont les "licenses d'accès santé", qui permettent d'accéder à la deuxième année d'études de santé, pour la filière MMOPK (Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie, Kinésithérapie) depuis des licences "généralistes" : un étudiant en chimie ou bien en droit ou en philosophie (par ex.) pourra accéder à une deuxième année d'études de santé. Des places seront réservées suivant les filières.

Vincent Thomas, président de l'Université de Bourgogne, insiste sur cet aspect : "c'est une première en France : l'étudiant qui fait 2 ans de PACES (première année commune aux études de santé) pour rien, c'est fini !" Le système d'accès unique est remplacé par des accès multiples. "On veut favoriser la réussite" selon le Recteur.

L'accès à la deuxième année d'études de médecine sera réservé (suivant un nombre de places limité) à des étudiants issus de licenses "généralistes"
L'accès à la deuxième année d'études de médecine sera réservé (suivant un nombre de places limité) à des étudiants issus de licenses "généralistes" © pass-sante.fr

Fin du redoublement

Un autre avantage donné aux étudiants : la réforme du PACES en PASS (parcours d'accès santé spécifique). Il devrait mettre fin au redoublement de la première année de médecine et offrant la possibilité d'avoir deux chances pour intégrer une filière MMOPK.

Comme le Pr Thierry Moulin, doyen de l'Université de Médecine de Franche-Comté le souligne, "le soin, c'est un travail en équipe. Le sens de la réforme est d'emblée pluriprofessionnel. Si on implique tôt ce travail en équipe, il devrait être meilleur."

La réforme des études de Santé est détaillée sur le site https://pass-sante.com/

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