Center Parcs abandonne son projet dans l’Isère, quel avenir pour ceux de Saône-et-Loire et du Jura ?

Le groupe Pierre et Vacances a annoncé l'abandon de son projet de domaine Center Parcs à Roybon (Isère). Quel avenir pour les projets du Rousset (Saône-et-Loire) et de Poligny (Jura) ?
 

A Mâcon, les opposants aux projets de Center Parcs étaient rassemblés.
A Mâcon, les opposants aux projets de Center Parcs étaient rassemblés. © France 3 Bourgogne

Pourquoi le groupe Pierre et Vacances renonce-t-il à son projet de domaine Center Parcs dans l'Isère ?

La nouvelle est tombée mercredi 8 juillet 2020 : après une dizaine d’années de recours et de procédures judiciaires contestant les autorisations administratives, le groupe Pierre et Vacances a annoncé qu’il jetait l’éponge pour son projet de Center Parcs Roybon, dans l’Isère.

La construction de mille cottages, de commerces et de restaurants dans la forêt de Chambaran ne verra pas le jour. Fini le village construit autour d'un espace aquatique, sous la forme d'une bulle transparente maintenue à 29 degrés avec piscines, toboggans et jacuzzis.

"Ce n'est pas de gaîté de coeur" que le groupe jette l'éponge, déclare Gérard Brémond, président et fondateur de Pierre et Vacances.
"Mais on était dans une impasse, c'était devenu inextricable entre l'occupation du site, les changements de règlementations, les autorisations pour les permis de construire, pour le défrichement, la loi sur l'eau, la préservation des espèces, et les lenteurs de la justice dans les différents stades, la cour d'appel, le tribunal administratif, le conseil d'Etat. Tout cela se superposait, c'était interminable", dit-il.
 
Carte mobilisation Center Parcs
Carte mobilisation Center Parcs © France 3 Bourgogne
 

Quel avenir pour les autres projets de Center Parcs en France ? 


Mais, les autres projets verront bien le jour, assure le président du groupe Pierre et Vacances.

Le domaine des Landes de Gascogne (Lot-et-Garonne) doit ouvrir ses portes au printemps 2022. "Le projet a été accueilli très favorablement et il est soutenu tant par les collectivités territoriales que par les habitants et les acteurs de la protection de l'environnement", déclare le groupe.

En revanche, trois autres projets sont toujours contestés en justice ou combattus localement : c’est le cas de

-l'extension du domaine existant de Bois-Francs (Eure)

-le projet de Poligny (Jura) qui fait l'objet de recours judiciaires contre le plan local d'urbanisme

-le projet du Rousset (Saône-et-Loire) pour lequel "on dialogue et on fera des propositions à l'automne sur des améliorations qu'on apporte", selon Gérard Brémond.

"Je ne soutiendrais pas un projet de Center Parcs dans notre région si les garanties écologiques et de l'ingénérie financière ne sont pas réunies" déclarait Marie-Guite Dufay, la présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté, interrogée par France 3 Bourgogne en mars 2019.

 
© France 3 Bourgogne

Le projet du Rousset est dans l’air depuis 2012, à l’époque où Arnaud Montebourg présidait le conseil général de Saône-et-Loire.

En 2014, son successeur Rémi Chaintron et François Patriat, président du conseil régional de Bourgogne, avaient signé un protocole d’accord en vue de l’implantation d’un Center Parcs au Rousset.
Le projet de village en Bourgogne comprend 400 cottages, des piscines géantes chauffées à 29 degrés toute l'année et des emplois à la clés. Le département de Saône-et-Loire a prévu d'apporter une aide de 12 millions d'euros.

Face à l'opposition d'une partie de la population, des études complémentaires avaient été lancées concernant la voirie et l’accès au Center Parcs, les eaux naturelles, les réseaux et les retombées du projet sur le tourisme local.

 
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