Charmauvillers : le Département du Doubs condamne l'épandage sauvage dans la neige

Mercredi, un épandage sauvage de purin a eu lieu sur la commune de Charmauvillers. La fédération de pêche et de protection des milieux aquatiques du Doubs et désormais le Département du Doubs condamne cette pratique qui détruit l'environnement.

Au total, trois épandages ont été repérés par Gérard Mougin.
Au total, trois épandages ont été repérés par Gérard Mougin. © Gérard Mougin
Qui pratique l'épandage de purin sur la neige, à l'endroit où skient les enfants des écoles et alors que cette pratique est clairement nuisible à l'environnement ? Plusieurs épandages ont effectivement été identifiés sur le territoire de Charmauvillers, près de Maîche dans le Doubs.

L'Office National de la chasse et de la faune sauvage ainsi que l'Agence française pour la biodiversité ont été appelés pour effectuer des constatations. Gérard Mougin, président de la fédération de pêche et de protection des milieux aquatiques du Doubs a contacté la presse et précise que certains riverains sont allés réprimander "les épandeurs qui ont arrêté puis sont revenus : probablement la raison pour laquelle plusieurs sites ont été aspergés". Il ajoute : "Les épandeurs ne sont pas les "producteurs". J'ai rencontré pas mal de citoyens complètement outrés".

© Gérard Mougin

Cette pratique est totalement interdite pour protéger les milieux aquatiques : les plantes ne sont pas là pour absorber les éléments nutritifs dont elles ont besoin, les nitrates vont donc directement dans la rivière… Comme le rappelle notre journaliste Isabelle Brunnarius sur le "blog de la Loue".

Le Département condamne 

"Alors même que le département du Doubs, en partenariat avec l’Etat, a mis en place deux groupes de travail « eau et agriculture », « eau et assainissement » regroupant les acteurs concernés par ces problématiques dans une dynamique constructive, il est dommageable de constater encore de tels agissements" explique le Département du Doubs dans un communiqué diffusé ce vendredi 29 décembre.

Et de conclure : "Le département s’oppose donc à ces pratiques inadmissibles, néfastes pour l’environnement et la qualité de nos rivières, désastreuses pour l’image de nos territoires et l’investissement au quotidien de nos agriculteurs."

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