Coronavirus Covid-19 : on vous explique avec humour pourquoi un virus est un "alien" aussi mystérieux que redoutable

Le coronavirus Covid-19 a envahi notre vie quotidienne. « Corona » parce qu'il semble être entouré d’une couronne. Tout le monde sait ça désormais. Mais "virus", c’est quoi exactement ? On vous explique, sans se prendre la tête.

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C’est un envahisseur, un zombie, un véritable «alien » de cinéma fantastique. Il vient tout droit des âges les plus anciens de notre planète. C’est aussi un minus ! Un vrai, aussi ridiculement petit que redoutablement dangereux.

En plus, même pas franc du collier : impossible de savoir s’il est un être vivant ou pas. Voici le portrait de « virus ». Une famille de plusieurs milliards d’individus dont un certain nombre ont vraiment de quoi vous foutre les jetons.

Asseyez-vous confortablement et éteignez toutes les lumières, pour être dans l'ambiance. Voilà, vous êtes prêt à faire connaissance.

 

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Un des plus vieux habitants de la Terre


Passons à la carte d’identité de l’individu. D’abord, l’âge. Indéterminé.

Virus est apparu il y a tellement longtemps qu’on n’a pas trouvé trace de son bulletin de naissance. Les scientifiques hésitent encore. Certains pensent que Monsieur virus serait aussi vieux que Madame bactérie. Mais si, vous la connaissez Madame bactérie ! Rappelez-vous vos cours de sciences naturelles : les bactéries sont parmi les plus anciennes habitantes de la Terre.  Elles auraient au moins 3,8 milliards d’années.


Revenons à notre carte d’identité, avec la taille. Ecrivez : encore plus petit que la bactérie. Laquelle plafonne au micromètre (µm), soit un millionième de mètres.

C'est donc un minus, on vous l'avait dit. Pire, un vrai planqué ! Il est tellement petit qu'il a fallu attendre l’arrivée des microscopes électroniques pour le voir.

 
Il a fallu attendre l'invention du microscope électronique, bien plus puissant que le microscope optique, pour voir les virus, qui sont bien plus petits que les bactéries.
Il a fallu attendre l'invention du microscope électronique, bien plus puissant que le microscope optique, pour voir les virus, qui sont bien plus petits que les bactéries. © MAXPPP / Florian Launette


Un véritable mort-vivant ?


Passons maintenant le virus au photomaton. Une véritable scène de cauchemar. On voit à quel point il peut être redoutable, l'animal ! Car le virus est presqu’un zombie, un mort-vivant.

Vous ne le croyez pas ? Vous avez tort. D'abord, le virus n'a pas de métabolisme. Faisons simple, très simple  : le métabolisme, c’est en gros la capacité de pouvoir manger pour faire fonctionner son organisme, ses cellules. Sur ce point, Monsieur virus est nul. Nullissime ! Pour les scientifiques, le virus est d’ailleurs à la limite de la matière inerte et de la matière vivante.


Braqueur et cambrioleur



Pourtant, il est redoutablement intelligent. Souvenez-vous de « Alien », au cinéma. Vous voyez, le monstre qui boulotte l’équipage du vaisseau spatial ? Vous y êtes : le vaisseau spatial, c’est la cellule, et Alien le virus.
 

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Allo ? Vous êtes toujours là ? C'était qu'une image, faut pas avoir peur comme ça ! Reprenons. Un alien donc.

Incapable de se reproduire, le virus a trouvé la solution. Ce tocard, réduit à l’état d’un code génétique dans une enveloppe de protéines, pénètre par effraction dans une cellule vivante. Il en prend le contrôle. Et il fonde une très nombreuse famille de virus qui vont à leur tour se disséminer dans le corps.

A la rubrique «signes particuliers » de la carte d’identité du virus, notez donc : cambrioleur, voleur et coucou. Coucou, comme l’oiseau qui pond ses œufs dans le nid des autres oiseaux.


Pour comprendre comment un virus peut être à  l'origine d'une pandémie, voici une vidéo de "C'est pas sorcier", diffusée sur France 3. Il y était question du virus de la grippe dite "aviaire" H5N1, apparue en 2005 :
 
C'est pas sorcier
 

Dans la famille microbes, je demande le virus


Le virus est donc un véritable poison. D'ailleurs, le nom vient du latin "uirus" qui signifie "poison", "venin". C'était mon instant sérieux et pédagogique. Cadeau, ne me remerciez pas. Vous insistez ? D'accord, voici une devinette : c'est quoi la différence entre virus, bactéries et microbes ?

Réponse : le microbe est une invention qui a fait un flop. Au XIXème siècle, on désigne par ce mot tous les êtres vivants uniquement visibles au microscope et qui provoquent des maladies.

Avec le recul, on sait aujourd'hui que "microbe" n'est pas un terme scientifique. Il y a de tout là-dedans : bactéries, virus, protozoaires, algues unicellulaires et champignons. Bref, un fatras digne de la chambre des adolescents après quelques jours de confinement. De vos adolescents et des miens aussi, rassurez-vous.


La méthode lieutenant Ellen Ripley


Redevenons sérieux un petit instant, s'il vous plaît. Car notre alien, il va bien falloir s'en débarrasser. Il est coriace et dangereux. Inutile d'essayer la méthode lieutenant Ellen Ripley (Sigourgney Weaver, toujours dans Alien 1) : ouvrir la porte du vaisseau spatial pour balancer le machin mordant et bavant dans l'espace. C'est trop compliqué à faire sur le plancher des vaches.

Les virus ne sont pas des cellules comme les bactéries. Impossible de les éliminer grâce aux antibiotiques. Les médicaments disponibles contre certains virus ont souvent des effets secondaires importants. Pire, un médicament peut devenir inefficace parce que le virus évolue, se transforme, devient résistant. La solution vraiment efficace ? Le vaccin bien sûr, mais il faut du temps pour l'élaborer.
 

La méthode confinement et gestes barrières



Et là, on ne rigole plus. Les méthodes efficaces pour se protéger et protéger les autres pendant une épidémie provoquée par un virus, quel qu'il soit ? Vous les connaissez bien maintenant : se tenir à distance des autres pour ne pas propager le passager indésirable par contact direct ou par l'air expiré des poumons ; se laver les mains régulièrement ; rester chez soi.

Et si vous êtes malade : du repos, si besoin de quoi lutter contre la fièvre, boire pour ne pas se déshydrater. Appeler les secours enfin, mais seulement si une gêne respiratoire apparaît.

 
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