Coronavirus : des salariés d'un hôpital et de plusieurs entreprises de Saône-et-Loire confinés après un voyage en Italie

Des passagers de retour de Chine à l'aéroport de Roissy. / © ALAIN JOCARD / AFP
Des passagers de retour de Chine à l'aéroport de Roissy. / © ALAIN JOCARD / AFP

Ce jeudi 27 janvier 2020, la France a recensé 18 cas d'infection avérés selon un dernier bilan. Deux personnes sont décédées. Si vous revenez d'un voyage dans un pays à risques, des préconisations du ministère de la Santé s'appliquent à vous. C'est le cas pour certains habitants de Saône-et-Loire.

Par Maryline Barate


Des mesures de mise à l'isolement se multiplient un peu partout en France. Ainsi, en Saône-et-Loire, des salariés des entreprises d'Alstom du Creusot, de Thermodyn basée au Creusot également, de Framatome à Saint-Marcel et d'Aperam à Gueugnon sont concernés.

Ils sont rentrés ce lundi d'un séjour à Venise. Ils découvraient la cité vénitienne et son carnaval dans le cadre d'un voyage groupé de comité d'entreprise. Depuis leur retour, ils sont confinés chez eux. Une mesure qui durera pendant 14 jours, soit la période d'incubation du coronavirus.


Le reportage de Marie Jolly avec :

  • Nicolas Dessegne, confiné après un séjour à Venise
  • Emmanuelle Dessegne, confinée après un séjour à Venise
Le témoignage de personnes confinées en Saône-et-Loire

Une courte quarantaine pour 21 salariés de l'hôpital du Creusot


C'est aussi le cas de de 21 salariés de l'hôpital du Creusot, placés en quarantaine depuis lundi, là aussi au retour d'un voyage en Italie organisé par le Comité d'entreprise. Une quarantaine qui n'aura duré que quelques jours. Ce jeudi, l'hôpital fait savoir que l'Agence régionale de santé a fourni de nouvelles consignes.

"Les salariés peuvent reprendre le travail, sauf les soignants qui ont cotoyé un hôpital ou un secteur de soin en Italie" explique l'établissement. Seule précaution recommandée pour les soignants, le port d'un masque et un lavage des mains régulier. 


Quelles sont les zones à risques ?


Pour éviter une contamination plus large de la France par le Covid-19, le ministère de la Santé a dressé une liste de précautions à prendre au retour des zones à risques. Mais quelles sont ces zones exactement ?

Il s'agit de la Chine continentale, Macao, Hong Kong, Singapour, la Corée,les deux régions italiennes de Lombardie et Vénétie et l'Iran. Ces régions du monde sont celles le plus impactées par l'épidémie.

 

© Free-Photos ci Pixabay
© Free-Photos ci Pixabay



Que faire avant de retourner au travail ?

Pour les voyageurs en provenance de zones à risques, il est conseillé d'appeler le 15, et non de se rendre chez son médecin ou aux urgences. C'est le médecin régulateur qui décidera du protocole à adopter et éventuellement vous demandera de rester confiné chez vous.

Il est aussi demandé au salarié de prévenir à distance son employeur, lequel prendra contact avec la médecine du travail pour protéger ce salarié mais aussi tout le collectif de travail. Si vous ne présentez pas de symptômes, votre employeur peut mettre en place du télétravail.

 

Etes-vous payés pendant cette quarantaine ?

La réponse est oui ! Si vous êtes placé en quarantaine, un arrêt de travail et des indemnités journalières pouvant aller jusqu'à 20 jours sont prévus par un décret publié le 1er février dernier au journal officiel.

Ce dispositif « permet à tous les assurés sociaux qui font l'objet d'une mesure d'isolement, d'éviction ou de maintien à domicile, c'est-à-dire des personnes qui se trouvent dans l'impossibilité de travailler mais qui ne sont pas malades, de bénéficier d'indemnités journalières versées par l'Assurance maladie, sans délai de carence », a détaillé hier le ministre de la Santé Olivier Véran. Ce sont les médecins de l'ARS qui identifient les assurés concernés et les arrêtent.


Si vous développez des symptômes, cela se transforme en arrêt maladie classique. Vous percevez donc également des indemnités.
 

© Illustration. / © FRANCOIS DESTOC / MAXPPP
© Illustration. / © FRANCOIS DESTOC / MAXPPP



Et pour les élèves ?

Des enfants sont revenus vendredi de voyages scolaires en zone à risques, d'autres y sont peut-être actuellement en vacances. Là encore, des mesures de confinement peuvent être prises.

L'arrêt de travail et les indemnités journalières concernent aussi les « parents dont l'enfant fait l'objet d'une mesure d'isolement et qui ne
peuvent donc pas se rendre au travail pour garder leur enfant  », selon le ministre de la Santé. 

 

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