334 capteurs de CO2 installés dans les collèges de Côte-d'Or

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Écrit par Gaël Simon
Ces capteurs de CO2 indiquent en temps réel le niveau de dioxyde de carbone dans l'air.
Ces capteurs de CO2 indiquent en temps réel le niveau de dioxyde de carbone dans l'air. © Grégory Bustori / France Télévisions

Alors que Jean-Michel Blanquer a incité les collectivités locales à équiper les établissements scolaires en capteurs de CO2 le 2 janvier dernier, on fait le point sur la situation dans les collèges de Côte-d'Or avec les chiffres fournis par le conseil départemental.

En France, seules 20 % des écoles primaires sont équipées de capteurs de CO2 selon le ministère de l'Éducation nationale. Un chiffre qui grimpe légèrement dans les collèges (38 %) et lycées (54 %) mais qui reste toujours insuffisant selon Jean-Michel Blanquer. Car si le gouvernement souhaite les installer dans les établissements scolaires, la gestion des écoles, collèges et lycées sont des prérogatives des collectivités locales. 

Et pour certaines le coût des capteurs de CO2 est un véritable frein à leur mise en œuvre. En Côte-d'Or, le conseil départemental, dont la gestion des collèges est une prérogative, a fait le choix d'en installer 334, pour un coût total de 85 000 euros. Les 50 établissements scolaires dont le département s'occupe sont ainsi équipés depuis le 1er novembre 2021.

Des capteurs de CO2 installés... mais pas dans les classes

Dans le détail, les capteurs ont été déployés dans les salles de restauration des collèges, là où de nombreux élèves se rassemblent le midi au moment du déjeuner. Le président du conseil départemental, François Sauvadet "a également souhaité consulter les principaux des établissements pour étudier l'opportunité d'en installer dans d'autres lieux qui le nécessiteraient", ajoute le département. 84 capteurs sont alors en cours de livraison et seront posés dans les lieux identifiés par les responsables des collèges.

Pour rappel, le gouvernement avait initialement demandé aux départements d'équiper chaque salle de cours afin de lutter contre la diffusion du Covid-19 dans les collèges. Or, à la suite de débats avec l'Assemblée des départements de France, le ministère de l'Éducation nationale avait estimé qu'il n'était pas nécessaire de les installer dans chaque classe, les mesures d'aération édictées pour lutter contre le coronavirus étant jugées suffisantes pour contrôler la qualité de l'air dans les salles de cours.

Les capteurs de CO2, à quoi servent-ils ?

Depuis la rentrée scolaire de septembre 2021, l'aération des lieux de vie et d'étude des élèves est une préoccupation majeure de l'Éducation nationale dans la lutte contre la pandémie. Dans ce contexte, les capteurs de CO2 permettent de mesurer la concentration de dioxyde de carbone dans l'air d'une pièce. "Ils indiquent quand il convient de l'aérer afin de freiner la propagation du virus", précise le conseil départemental de Côte-d'Or.

À la veille de la rentrée du 3 janvier, Jean-Michel Blanquer a alors incité à nouveau les collectivités à en installer dans les établissements scolaires qu'elles gèrent. Il a également rappelé qu'un budget de 20 millions d'euros est alloué pour permettre aux écoles, collèges et lycées de s'équiper.

Mais les élus locaux se disent mal accompagnés par l'État et affirment ne pas connaître les modalités d'accès à ces subventions. Concrètement, le ministère de l'Éducation nationale rembourse 50 euros par capteur acheté, quand il coûte entre 100 et 600 euros l'unité. Ainsi, chaque capteur de CO2 installé dans les collèges de Côte-d'Or a coûté 254 euros en moyenne.

Certains départements font alors le choix de ne pas suivre les recommandations du ministère de l'Éducation nationale. En Ile-de-France, les purificateurs d'air sont ainsi privilégiés aux capteurs de CO2. Le conseil de la Sarthe considère de son côté que l'engin est inutile.

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