Après l'incendie de l'école privée, les parents d'élèves de l'école publique d'Arnay-le-Duc alertent sur l'état des locaux

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Écrit par Auberi Verne

Infiltrations d'eau, vitres fissurées, pannes de chaudière... À Arnay-le-Duc (Côte-d'Or), les parents d'élèves tirent la sonnette d'alarme sur l'état de l'école publique Pierre Meunier. Les locaux se dégraderaient depuis plusieurs années, sans réponse des pouvoirs publics. Une manifestation aura lieu devant les grilles de l'école, ce vendredi 1er avril.

Que se passe-t-il dans les écoles d'Arnay-le-Duc ? Plus d'une semaine après l'incendie de l'établissement privé Jeanne d'Arc, c'est au tour de l'école publique Pierre Meunier de faire parler d'elle.

En cause, un état de décrépitude des locaux qui ne fait qu'empirer depuis plusieurs années. "Ça fait plusieurs années que les travaux ne suivent plus", explique Adeline Contant, l'une des représentantes des parents d'élèves. "Ma fille va à cette école depuis quatre ans, mais ça fait bien plus longtemps que j'entends parler de ces problèmes."

"On craint que le plafond s'effondre"

Le principal problème serait l'état de la toiture. Celle-ci serait endommagée au point de ne plus être étanche, ce qui provoque des infiltrations d'eau dans le bâtiment. Une situation qui a déjà dégénéré, puisque le plafond des toilettes des élèves s'est effondré pendant une récréation. Il a depuis été refait, mais les fuites sont toujours présentes.

Le compteur électrique, dans le bureau de la directrice, doit être recouvert d'un sac poubelle pour éviter d'être inondé par les pluies.

Adeline Contant, représentante des parents d'élèves

Les chutes du plâtre des plafonds ont lieu jusque dans les salles de classe, notamment celle des CP. "Ça devient urgent, on craint que ça s'effondre", s'inquiète l'élue.

Une accumulation de problèmes

D'autres travaux sont régulièrement demandés par les parents d'élèves. Dans la classe des CM1, une vitre fissurée depuis le mois d'octobre n'a toujours pas été changée. "Il suffirait qu'un enfant chahute pour qu'elle lui tombe dessus", déplore Adeline Contant.

Pendant l'été, la température grimperait dans certaines salles à plus de 37 degrés. Plusieurs élèves auraient d'ailleurs été victimes de malaises et de migraines. Mais la pose de volets roulants, promise pour le mois d'août 2021, attend toujours.

Et en hiver, l'établissement doit également faire face à son lot de problèmes. Des pannes à répétition de la chaudière ont en effet conduit l'ensemble de l'école à déménager dans les locaux du collège voisin.

Pas de réponse des collectivités 

Selon Adeline Contant, un devis pour la rénovation de la toiture aurait été réalisé par la communauté de communes. Mais selon elle, il aurait été jugé "trop cher" et donc abandonné afin de "faire autrement". 

"On nous a dit que quelqu'un viendrait quand 'il pleuvrait', afin de voir où se situe la fuite", indique la représentante. "Le président de la Comcom, monsieur Poillot, est lui aussi monté sur le toit, mais ce n'est pas son métier. On ne sait pas vraiment ce que ça a donné, ce n'est pas très clair."

En signe de protestation, les parents d'élèves ont donc décidé de manifester devant l'école ce vendredi 1er avril. Depuis cette annonce, la situation aurait commencé à bouger. "Ça fait quelques jours que monsieur Poillot répond aux mails, dont certains datent de plus d'un mois. Avec la manifestation et la mobilisation des médias, on a bon espoir que ça bouge."

Le rassemblement doit débuter à 13h30 et se poursuivre jusqu'à la sortie des enfants, à 17 heures.