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Assises de Côte d'Or : il avait tué son collègue par "délire de jalousie"

Un drame de la jalousie arrive devant la cour d'assises de Côte d'Or à partir de mardi 24 mars 2015. Un quinquagénaire a assassiné un collègue, car il s'était persuadé - à tort – que celui-ci entretenait une relation avec son ex-compagne.
Un employé municipal de Longvic, en Côte-d'Or, avait tué sur un de ses collègues vendredi 7 juin 2013.
Un employé municipal de Longvic, en Côte-d'Or, avait tué sur un de ses collègues vendredi 7 juin 2013.

Le 7 juin 2013, vers 12h30, Jean-Louis Oltra, employé municipal, avait pénétré dans les locaux des services techniques de la mairie de Longvic. Il avait tiré sur son collègue avec une carabine 22 long rifle. La victime, âgée de 37 ans, avait été mortellement blessée à la tête.

Quelques instants avant, Jean-Louis Oltra avait déjà tenté de tuer son ex-compagne dans une rue à Dijon. Celle-ci s'en était sortie indemne.
Lors de son interpellation après les faits, Jean-Louis Oltra n'avait opposé aucune résistance et avait été incarcéré.

durée de la vidéo: 01 min 21
Drame à Longvic : un employé municipal tue son collègue (7 juin 2013)


Voir le reportage tourné le 7 juin 2013 par Michel Gillot et Romain Liboz, (Montage : Chantal Gavignet)
Intervenant : Marie-Christine Tarrare, procureure de la République de Dijon

Pourquoi Jean-Louis Oltra a-t-il tiré sur son collègue ?

Cet homme de 52 ans est accusé d'assassinat et de tentative d'assassinat. Il "pensait que la victime entretenait une relation avec son ex-compagne. Or, l'enquête a montré que ce n'était pas du tout le cas", déclare son avocate, Me Audrey Bittard.
Celle-ci explique que son client souffrait de "délire de jalousie" à l'époque. Sa "conviction", qui tournait à "l'obsession", n'était fondée sur "rien du tout". "Il a pris conscience de beaucoup de choses, il a été confronté à la réalité et il a réalisé que sa jalousie l'a bouffé", précise l’avocate.

Au cours de l'instruction, une expertise psychiatrique a conclu à "l'altération du discernement" de l'accusé au moment des faits.

Qui était la victime ?

La victime était un homme "assez joyeux" et "apprécié", rappelle de son côté, Me Jean-Philippe Morel, avocat des parties civiles.
Père d'un enfant de 11 ans, il vivait alors en couple et "cela, Jean-Louis Oltra ne pouvait pas l'ignorer", souligne Me Morel. Ce dernier estime aussi que la préméditation du geste de l'accusé était basée sur "des évidences dans le dossier".

Le verdict est attendu jeudi 26 mars.
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