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Bligny-sur-Ouche : le Musée Papotte redonne vie aux métiers et la vie rurale d'autrefois

© France 3 Bourgogne
© France 3 Bourgogne

C'est un musée installé dans un joli village, tout près des sources de l'Ouche. Le musée Papotte se situe à 18 kilomètres de Beaune, et à 45 kilomètres de Dijon. Installé dans un ancien atelier d'ébénisterie, il raconte la vie d'autrefois au travers des objets, des outils d'antan. 

Par Caroline Jouret

Ils sont 25 bénévoles, tous retraités, qui donnent de leur temps avec passion pour faire vivre le Musée Papotte à Bligny-sur-Ouche. L'idée est venue d'un ancien menuisier-ébéniste, amoureux de son métier. Henri David a commencé à travailler comme apprenti à l'âge de 14 ans dans une fabrique de meubles qu'il a plus tard acheté. Toute sa vie professionnelle s'est déroulée dans ce lieu. Fils de bûcheron, il a une vrai passion pour le bois, et pour les outils qu'il a toujours vu dans l'atelier. 

Lorsqu'il a pris sa retraite, Henri David, a souhaité transformer la menuiserie-ébénisterie en musée. C'est au départ avec quelques copains partants pour l'aventure qu'il a pu concrétiser son projet: un musée des outils du bois et de la vie paysanne.

Ouvert tous les jours en été (Juillet, Août, Septembre) de 14 heures 30 à 18 heures,  et les dimanches et jours fériés en mai Juin et Octobre, le Musée Papotte attend les visiteurs de tous les âges. Ce sont souvent des touristes qui séjournent dans la vallée de l'Ouche, et aussi des groupes (sur rendez- vous) qui viennent en bus lors de sorties organisées par des clubs de retraités ou des écoles.

Un feuilleton proposé par Caroline Jouret, Jean-François Guilmard, Gilles Parnalland et Philippe Sabatier. 


Premier épisode

Dans le premier épisode, faites connaissance avec quelques-uns de ceux et celles qui animent le musée Papotte et découvrez une partie des collections!
Avec : Daniel Moreau (dit "La Grue"), André Lecoq ( dit "La Gazette"), Marianne Virely, Gérard Hoestlandt, et Anita. 
 

Deuxième épisode

A l'étage du musée Papotte, une salle de classe a été reconstituée. On y retrouve les bureaux en bois avec les pupitres inclinés des écoles d'autrefois. Il y a également un poêle en fonte, un tableau noir et de la craie, des armoires pleines de livres scolaires datant d'une autre époque, des bouteilles pleines d'encre violette...

Ceux et celles qui ont connu le temps des encriers et des plumes sergent-major se souviennent de leurs jeunes années, souvent avec nostalgie. Il y a aussi les fameuses cartes pédagogiques de géographie, d'histoire, de sciences naturelles, qui ornaient les murs des classes d'autrefois. Et puis aussi quelques exemplaires de fusils en bois qui ont servi à entraîner les bataillons scolaires après la perte de l'Alsace et de la Lorraine en 1870.  

La visite de l'école du musée Papotte est toujours un moment fort. Deux anciens instituteurs retraités, Jacques Caillot et Michel Cermelj, bénévoles au Musée Papotte, font volontiers les guides et répondent aux questions des visiteurs. Les plus anciens revoient leurs souvenirs, les plus jeunes s'étonnent.

Voyez ce deuxième épisode du feuilleton: des élèves de l'école maternelle de Bligny-sur-Ouche viennent découvrir cette classe. 
 
 

Troisième épisode

Un métier à tisser de 1850 occupe une petite salle au rez-de-chaussée du Musée Papotte. C'est l'une des dernières acquisitions du musée. Dans les années 1800 et jusqu'au début des années 1900, il y avait au moins 80 tisserands à Bligny-sur-Ouche.

Dans toute la vallée, on cultivait du chanvre textile. Il y avait des chenevières un peu partout jusqu'aux portes de Dijon. Le nom de Chenôve lui même rappelle cette industrie du chanvre. Une vraie filière de production, qui faisait intervenir plusieurs corps de métier.

Il fallait cueillir le chanvre, le faire tremper dans l'eau, le sécher. Seulement après on pouvait séparer le bois (la chenevotte) de l'écorce (la teille). Il fallait écraser les tiges de chanvre afin de séparer les fibres à tisser. Ce travail était effectué par des saisonniers, des teilleurs, souvent des Jurassiens qui venaient jusqu'à Bligny-sur-Ouche et se déplaçaient même encore beaucoup plus loin.

Le filage du chanvre était un des travaux quotidiens des femmes. Les fileuses emportaient quenouille et fuseau aux champs et filaient le chanvre en gardant leur troupeau. On filait aussi avec un rouet, à la maison.

Au Musée Papotte, la spécialiste du musée à tisser, c'est Josiane Castille, l'ancienne coiffeuse du village, aujourd'hui retraitée. Cette passionnée de travaux manuels a retrouvé le mode de fonctionnement de ce métier à tisser, et elle fait des démonstrations lors des visites. Quant à la culture du chanvre, c'est Guy Thouvenin qui assure les visites. 
 

Quatrième épisode

L'atelier du sabotier est aussi l'un des grands moments que propose le Musée Papotte. Et là, c'est Henri David, l'initiateur du musée qui fait la démonstration. Il n'a pas son pareil pour expliquer comment on faisait les sabots. Tout un art, qu'il a lui même longtemps pratiqué.

Car en France, on a porté des sabots jusqu'au début des années 1950, dans les campagnes . Le sabot demi-couvert avec une bride en cuir était le plus confortable et donc le plus utilisé. Le sabot couvert, tout en bois, moins onéreux.

Des sabots que l'on cirait à la suie, une façon de les graisser et de les préserver de l'humidité. Un sabotier pouvait travailler jusqu'à 13 heures par jour, pour faire trois ou quatre paires de sabots.Et pour les faire durer, on plantait des clous sous les sabots. 

Dans cet épisode, le musée Papotte accueille une classe de Cours Préparatoire de l'école de Bligny-sur-Ouche. Les enfants s'intéressent, posent des questions, et essayent les sabots. 









 

Coordonnées du Musée Papotte

Musée Papotte :
7, rue du moulin papotte
21360 Bligny-sur-Ouche

Téléphone : 03 80 20 12 71
Mail : museepapotte@gmail.com

Horaires d'ouverture :
mai, juin octobre : dimanche et jours fériés
juillet, août et septembre : tous les jours de 14 heures 30 à 18 heures

Groupes:  toute l'année, sur rendez-vous
Tarifs : Adultes : 3,5 euros / Enfants (5 à 12 ans) : 1 euro
 

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