Dijon-Longvic : plus de 10 000 signatures en trois jours pour une pétition contre les nuisances aériennes

Un collectif de riverains de l'aérodrome de Dijon-Longvic, se plaint des nuisances causées par l'activité civile aérienne. Une pétition en ligne a recueilli plus de 10 000 signatures en moins de trois jours. Elle demande une concertation pour le retour au calme et le respect de la réglementation.

La pétition mise en ligne par le Collectif de Riverains Excédés par une Aéronautiques Sans Limites a été reçu plus de 10 000 signatures en trois jours.
La pétition mise en ligne par le Collectif de Riverains Excédés par une Aéronautiques Sans Limites a été reçu plus de 10 000 signatures en trois jours. © France 3 Bourgogne
"Nous ne militons pas pour la suppression de toute activité aérienne. Nous voulons juste qu'elle s'exerce dans un cadre qui soit équitable avec le droit des riverains à disposer de périodes de calme et de silence". 

Dans un long exposé de la situation, le "Collectif de Riverains Excédés par une Aéronautique Sans Limites" auteur de la pétition, rappelle que du temps de la base aérienne 102, des dispositions avaient été prises pour minimiser les nuisances sonores. Le travail collaboratif mené pendant de longues années entre riverains et militaires avait permis d'aboutir à ce résultat.

Le collectif dénonce "une activité civile qui s'opère de manière quasiment sauvage, sans tenir compte des 50 000 habitants des communes de l'Est Dijonnais". 

Selon le collectif, le bruit généré par les avions de chasse de l'armée n'est pas comparable avec ce qui se passe aujourd'hui. "Ce n 'est pas l'intensité du bruit qui pose problème mais la répétitivité des nuisances sonores et leur durée dans le temps, tous les jours sans interruption en belle saison ".
 

Un bourdonnement incessant

La pétition vise particulièrement "le bourdonnement continu et entêtant de l'avion de parachutisme qui devient un cauchemar sonore les jours de beau temps".

Sur ce point, le directeur technique de la Société Bourgogne Franche-Comté parachutisme Pascal Grisot, affirme avoir déjà pris en compte le problème. Un nouvel avion moins bruyant a remplacé le PAC 750 XL qui a été utilisé pendant deux saisons en 2018 et 2019. "Le nouveau Cessna caravan 208 fait deux fois moins de bruit " dit-il.

Le Club de parachutisme est ouvert du mois d'Avril au mois d'Octobre. Une période limitée, pendant laquelle les activités ont lieu pendant la semaine ou seulement l'après-midi, ou encore les week-ends et jours fériés. Le calendrier affiche plusieurs semaines sans aucun vol et des périodes de formations théoriques.

Un plan d'exposition au bruit révisé en 2019

Une enquête a été menée du 6 juin au 8 juillet 2019 dans les communes de Dijon, Sennecey-les Dijon, Longvic, Neuilly-Crimolois, Rouvres-en Plaine, Bretenières, et Ouges. Le plan d'exposition au bruit datait de 1995 et devait être révisé à la suite de la dissolution de la Base aérienne 102.

Il a été établit lors de cette enquête que les nuisances sonores aériennes, concernaient d'autres communes dans un plus large périmètre autour de l'aéroport. Des habitants de Saint-Apollinaire, Chevigny-Saint-Sauveur, Quetigny, Fenay, Chenôve, Marsannay, Perrigny-les-Dijon Corcelles-les-Monts, Corcelles-les-Cîteaux, et Longeault, ont signalé être importunés par les bruits des avions.

Des préconisations ont été faites pour installer un dispositif de mesure de bruit afin de confirmer ou infirmer ces nuisances. 


Une concertation avec les riverains resté en suspens

L'aéroport Dijon Bourgogne appartient à la région Bourgogne Franche-Comté et Dijon Métropole. Sa gestion a été confiée à la société EDEIS.

Le trafic aérien se compose surtout de vols privés (jets d'affaires, clubs sportifs). L'hélicoptère du SAMU 21 et celui de la gendarmerie sont basés sur la plateforme aéroportuaire.

Arrivé en mars 2020, le nouveau responsable d'exploitation de l'aéroport Dijon Bourgogne, Luis Da Cunha, espère que la concertation avec les riverains de l'aéroport qui a commencé fin 2019 et au début de l'année 2020, et qui a été interrompue par la crise sanitaire,pourra bientôt reprendre. 

Cette concertation avec les associations, les élus locaux, la préfecture de Côte d'Or et le Syndicat Mixte de l'aérodrome de Dijon Bourgogne, doit aboutir à la rédaction d'une charte de développement durable.

" Nous avons toujours eu de bons échanges avec les associations locales. Nous sommes à l'écoute de leurs remarques et notre but est de travailler avec elles pour élaborer un document qui puisse être une base de bonne entente avec les riverains ", dit Luis Da Cunha.














 



 
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