200 associations de Bourgogne réunies pour Le Grand Dej' organisé ce dimanche à Dijon

Après une année blanche en raison de la crise pandémique, les associations de Bourgogne se sont réunies ce dimanche 12 septembre à Dijon (Côte-d'Or) pour le Grand Dej'. L'opération qui permet aux structures d'attirer des dons, des bénévoles ou des adhérents fête ses 20 ans.
Près de 200 associations étaient présentes.
Près de 200 associations étaient présentes. © Anne Berger / France Télévisions

C’est le rendez-vous annuel des associations bourguignonnes. Ce dimanche 12 septembre, 200 structures se sont réunies de 11 heures à 18 heures au parc de la Toison d’Or de Dijon (Côte-d’Or) pour le Grand Dej’ avec l’intention d’attirer de nouveaux bénévoles et donateurs.

Chaque année, le Grand Dej’ accueille près de 8 000 visiteurs. Après une édition annulée en 2020, l’opération proposait ce dimanche un programme composé de prestations musicales, de spectacles de danse et de performances humoristiques. 

Le forum fêtait cette année ses 20 ans et n'avait pas lieu au lac Kir pour la première fois. Le tout dans un contexte particulier, après un an et demi d’une pandémie qui a eu de lourds impacts pour beaucoup de collectifs. Exemple avec quatre associations qui ont participé au Grand Dej’.

Le Judo Club Dijonnais a dû se réinventer

Le Judo Club Dijonnais fait partie des 280 associations présentes ce dimanche 12 septembre et a pu compter sur la présence de Cécile Grasso-Nowak, médaillée d’or en 1992 aux Jeux Olympiques de Barcelone pour faire la promotion de la pratique.

Depuis le printemps 2020, le club de Dijon a connu plusieurs moments de doute et a alterné entre phases d’ouverture de ses salles et périodes de fermeture totale. "On a évolué à tâtons. On ne savait pas quand il fallait reprendre. On a repris un mois puis on s’est à nouveau arrêté. Les gens étaient en attente", explique le directeur sportif Joris Antonioli.

Au total, l’association a perdu 30 % de ses adhérents en un an et demi. Alors pour compenser, le Judo Club a dû se réinventer pour permettre à ses inscrits de continuer à s’entraîner. "Le judo est un sport de contact en intérieur. Il a fallu s’adapter, faire des vidéos pour que les jeunes puissent travailler chez eux, installer nos tapies en extérieur".

Des démonstrations ont été organisées pour séduire de nouveaux adhérents
Des démonstrations ont été organisées pour séduire de nouveaux adhérents © Anne Berger / France Télévisions

Joris Antonioli se sent alors soulagé de retrouver une activité normale en cette rentrée 2021 et se montre même optimiste. "On a un regain d’intérêt grâce aux Jeux Olympiques. On pense que ce sera une bonne reprise", salue-t-il. 

Dijon Gym' Art tente de retrouver ses adhérents avec des tarifs réduits

Toujours dans le domaine du sport, Dijon Gym' Art a également vécu 18 mois compliqués, avec le départ de 25 à 30 % de ses adhérents. "Quand on a commencé la saison 2020-2021, on a pu enchaîner des inscriptions. Mais on a ressenti une baisse ensuite", confie Nathalie Coquelin, présidente du club.

L’adaptation est visiblement la panacée des associations sportives. Car comme le Judo Club Dijonnais, la structure de gymnastique a su faire preuve de pragmatisme tout au long de la crise pandémique. "Il a fallu qu’on évolue mais on s’en est pas trop mal sorti. On a pu proposer des séances en visio-conférence".

Des sessions réservées tout de même à un public expérimenté, capable de réaliser les exercices en distanciel, sans la présence physique d’un coach. "Les entraîneurs ont proposé des programmes sur le base du renforcement musculaire", détaille Nathalie Coquelin dont l’association a pu compter sur le dispositif du chômage partiel pour conserver ses deux salariés.

Pour ce nouveau départ, le club propose alors des tarifs préférentiels à ses adhérents. "Et cette journée nous permet de toucher un public plus large". Les enfants présents au parc de la Toison d'Or ont alors pu s'essayer à la gymnastique avec un aménagement dédié.

Le Secours populaire s’est concentré sur la distribution alimentaire

Du côté du domaine caritatif, le Secours populaire comptait sur le Grand Dej’ pour obtenir de nouveaux dons et séduire de potentiels bénévoles. En 2020 – 2021, l’association s’est concentrée en priorité sur la distribution de denrées alimentaires à destination des publics les plus touchés par la pandémie, malgré le manque de bras disponibles. "On a pu continuer notre mission mais on a eu moins de moyens. On a dû s’organiser différemment", indique Marie-Christine Prost, secrétaire de l'association dans le département.

Le Secours populaire a tout de même reçu des subventions du Département de Côte-d’Or, de la mairie de Dijon et de l’État pour poursuivre sa mission sociale.

D’autres actions du Secours populaire ont cependant été mises de côté, notamment les cours d’alphabétisation donnés au sein des différentes structures de l’association. "On a un peu réduit nos activités effectivement. On n’a pas pu recevoir les gens dans nos locaux. C’était assez compliqué pour l’organisation. Il n’y avait plus ces moments de partage".

Après le Grand Dej’, le Secours populaire compte sur la grande braderie qu’elle organisera avec la FNAC ce dimanche 19 septembre au Zénith de Dijon pour récolter de précieux dons.

Les Blouses Roses n'ont pas pu se rendre dans les établissements de santé

Elles écoutent, réconfortent et divertissent les enfants hospitalisés ou les personnes âgées dépendantes placées en établissement spécialisé. Mais depuis l'année dernière, les Blouses Roses n'ont pu remplir leurs missions de solidarité en raison de contexte pandémique. "Ça fait 18 mois qu’on n’est pas intervenus dans les hôpitaux et les maisons de retraite. Là, on commence à reprendre un petit peu depuis le mois de juillet. On a autorisation de revenir à l’hôpital d’enfants", raconte Chantal Normand, directrice.

Les Blouses Roses tenaient un stand au Grand Dej'
Les Blouses Roses tenaient un stand au Grand Dej' © Anne Berger / France Télévisions

Leur activité à l'arrêt, les bénévoles se sont souvent retrouvés entre eux pour des aprés-midis conviviaux. Même si rien ne remplace le besoin d'agir pour les autres. "On n'a rien pu faire. On n'a pas pu monter nos actions annuels. Quelques personnes nous ont fait des dons, mais moins que d'habitude". Dans le détail, les Blouses Roses récoltent 25 000 euros chaque année. En 2021, les lègues atteignent seulement 4 000 euros. "C'est dur !", souffle la directrice.

Mais Chantal Normand se montre soulagée par le retour à une situation normale. Dernièrement, l'association a organisé une session de recrutement au cours de laquelle 24 personnes ont postulé. "On a des gens de bonne volonté. On sent que les gens ont envie de revenir !".

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