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Affaire Grégory : Marie-Ange Laroche assure “n'avoir jamais frappé” Murielle Bolle

À gauche, Murielle Bolle en 1993 au tribunal de Dijon pour le procès de Jean-Marie Villemin, jugé à l'époque pour le meurtre de Bernard Laroche. Celui-ci, assassiné en 1985, était le cousin de Jean-Marie et beau-frère de Murielle Bolle. À droite, Marie-Ange Laroche, veuve de ce dernier, en 2010. / © Vincent Lesage/MAXPPP et Auboiroux/MAXPPP
À gauche, Murielle Bolle en 1993 au tribunal de Dijon pour le procès de Jean-Marie Villemin, jugé à l'époque pour le meurtre de Bernard Laroche. Celui-ci, assassiné en 1985, était le cousin de Jean-Marie et beau-frère de Murielle Bolle. À droite, Marie-Ange Laroche, veuve de ce dernier, en 2010. / © Vincent Lesage/MAXPPP et Auboiroux/MAXPPP

Ce mardi, on apprenait que les avocats de Murielle Bolle ont reporté leur demande de remise en liberté à jeudi 13 juillet. Sa grande soeur, Marie-Ange Laroche, a parlé lundi 10 juillet. Accusée par son cousin d'avoir violenté Murielle, elle contre-attaque.

Par F.L. (avec AFP)

Marie-Ange Laroche prend la parole
Marie-Ange Laroche, "bouleversée" par les rebondissements dans l'enquête sur la mort du petit Grégory, a assuré lundi "n'avoir jamais frappé (sa soeur) Murielle Bolle" après sa déposition incriminant son mari Bernard, réfutant le témoignage d'un cousin, devenu clé dans cette affaire relancée 32 ans après les faits.
"Ce soir-là (le 5 novembre 1984 ndlr), j'ai saisi Murielle par les épaules, mais je ne l'ai pas frappée. C'est faux, je suis formelle. Je lui ai dit: qu'est-ce que tu as dit?", a-t-elle affirmé lors d'un entretien accordé à l'AFP et à l'Est
Républicain chez son avocat Me Gérard Welzer à Epinal.
"Les gendarmes peuvent venir m'entendre, je n'ai rien à cacher, rien à me reprocher", a-t-elle lancé. Elle a précisé ne plus avoir revu sa soeur cadette depuis cette époque.

Les propos du cousin démentis par Marie-Ange Laroche
Marie-Ange Laroche, 60 ans, dément ainsi un de ses cousins qui a affirmé avoir assisté le soir du 5 novembre à une "raclée" administrée par la famille Laroche à Murielle au motif que la jeune fille, alors âgée de 15 ans, venait de livrer au juge d'instruction un témoignage accablant son beau-frère Bernard Laroche.
L'adolescente avait dit aux gendarmes qu'elle était dans la voiture de Bernard Laroche, passé prendre Grégory le 16 octobre 1984, jour de sa mort, avant de le déposer, pensait-elle, chez des amis des Villemin. Elle avait réitéré ces déclarations le 5 novembre devant le juge Jean-Michel Lambert, qui avait inculpé Bernard Laroche.
Elle s'était rétractée le lendemain de son témoignage, affirmant avoir parlé sous la menace des gendarmes.
Remis en liberté, Bernard laroche a été abattu le 29 mars 1985 par Jean-Marie Villemin, convaincu que son cousin était le meurtrier de son fils Grégory, 4 ans, retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne le 16 octobre 1984.

Murielle Bolle, aujourd'hui âgée de 48 ans, a été mise en examen le 29 juin pour enlèvement de mineur de 15 ans suivi de mort et placée en détention en Bourgogne. Depuis le jeudi 6 juillet elle observe une grève de la faim. Elle doit être confrontée à son cousin le 28 juillet à Dijon.

Le reportage de France 3 Nancy, récit par Gabriel Talon
Desk Murielle Bolle
Alors que Murielle Bolle est toujours incarcérée. Sa soeur, Marie Ange Laroche sort du silence. Accusée par son cousin d'avoir violentée Murielle après que cette dernière est déclarée aux gendarmes que c'était son époux Bernard qui avait enlevé l'enfant. Elle contre-attaque  - France 3 Nancy - Récit : Gabriel Talon

 

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