Aide sociale à l'enfance : la MECS de Dijon placée sous administration provisoire

La Maison d'enfants à caractère social, rue des Ecayennes à Dijon. / © Dalila Iberrakene / France 3 Bourgogne
La Maison d'enfants à caractère social, rue des Ecayennes à Dijon. / © Dalila Iberrakene / France 3 Bourgogne

L'établissement qui accueille des enfants placés avait été mis en cause dans un reportage diffusé fin janvier. Le président du conseil départemental de Côte-d'Or a annoncé ce lundi qu'il était placé sous adminsitration provisoire.

Par M. F.

Ce lundi 3 février, le conseil départemental de Côte-d'Or tient une session extraordinaire consacrée à la protection de l'enfance. Cette session avait été réclamée par l'opposition de gauche suite à la diffusion le 19 janvier d'un reportage de M6 sur l'aide sociale à l'enfance, après la polémique sur les images tournées en caméra cachée dans la Maison d'enfants à caractère social (MECS) de Dijon.

On pouvait notamment y voir des éducateurs non formés, des jeunes livrés à eux-mêmes, des pré-adolescentes qui se prostituent ou fuguent sans que personne ne les recherche. La MECS de Dijon n'est pas gérée directement par le département, elle a été confiée à une association, "Les PEP CBFC".

Voir le reportage de Maryline Barate et Dalila Iberrakene




Il a été annoncé en séance ce lundi que le foyer montré dans le reportage a été placé sous administration provisoire depuis le vendredi 31 janvier par François Sauvadet, le président UDI du conseil départemental. Cette administration provisoire doit durer six mois. Au lendemain de la diffusion du reportage de "Zone Interdite", le 20 janvier, "Les PEP CBFC" avaient déjà annoncé le remplacement de la direction de la MECS par une nouvelle équipe.
 

La Ligue des drois de l'homme appelle à un débat

Dans un communiqué,  la Ligue des drois de l'homme regrette "alors que ces séances sont publiques, (que) l'entrée leur a été refusée. De plus, nous avons appris que, contrairement aux habitudes, la séance ne serait pas retransmise en direct. Ce n'est pas la conception que nous avons de la transparence démocratique et du respect des citoyens. La Ligue des Droits de l'Homme appelle à un débat avec tous les acteurs engagés et notamment les représentants des travailleurs sociaux et les associations de bénévoles.
 

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