Bourgogne-Franche-Comté : pourquoi des policiers manifestent à Paris ?

Les policiers réclament de meilleures conditions de travail et salariales. / © Christophe SIMON / AFP
Les policiers réclament de meilleures conditions de travail et salariales. / © Christophe SIMON / AFP

Environ 200 policiers de Bourgogne et de Franche-Comté manifestent à Paris mercredi 2 octobre 2019. Ils participent à une "marche de la colère" organisée au niveau national pour dénoncer le manque de moyens, l’augmentation des suicides, etc.
 

Par B.L.


"A Dijon, au Creusot, à Pontarlier, etc, c’est partout pareil. Nous sommes en sous-effectif. C’est pour cela qu’il y a une telle mobilisation. Ce n’était pas arrivé depuis 2001."

Certains sont montés en train, d’autres ont pris des bus affrétés pour l’occasion : au total, environ 200 policiers de Bourgogne et de Franche-Comté ont pris le chemin de la capitale pour manifester entre la place de la Bastille et la République à partir de 12h30.

"Deux cents policiers, c’est énorme compte-tenu du taux de présence imposé par notre direction pour continuer à assurer la sécurité en région. Certains viennent sur leur temps de repos, d’autres ont posé des congés", explique Stéphan Ragonneau, secrétaire régional du syndicat Alliance Police Nationale CFE-CGC en Bourgogne-Franche-Comté.
 

"On est prêts à faire des actions plus dures"


"On en est actuellement à 23 millions d’heures supplémentaires. Depuis des années, on a toujours répondu présent pour Vigipirate, les "gilets jaunes", etc.

Cette manifestation est symbolique. On veut montrer qu’on est prêts à faire des actions plus dures. Si rien ne bouge, on pourrait par exemple organiser des opérations commissariats morts, arrêter de faire des patrouilles et intervenir uniquement en cas d’urgence. "

"On défile aussi pour les 52 collègues qui se sont donné la mort depuis le début de l’année en France. C’est un pic historique."
 

Quelles sont les revendications des policiers ?

Les principales demandes des policiers portent sur les points suivants :

-l'amélioration de la qualité de vie au travail
-une "véritable" politique sociale pour les agents du ministère de l'Intérieur
"une réponse pénale réelle, efficace et dissuasive"
-"la défense des retraites"
-une future loi d'orientation et de programmation "ambitieuse"

 

"J'entends et je comprends les difficultés de nos policiers", répond le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.
"Nous y répondons, très concrètement, depuis le début du quinquennat par plus d'effectifs et de moyens : +5,3% de hausse, en 2020, du budget de la PoliceNationale et 1398 postes supplémentaires en 2020."

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