DFCO - OGC Nice : dossier classé sans suite après les cris racistes entendus par Balotelli

Mario Balotelli (à droite) parle avec l'arbitre et montre une tribune lors de la rencontre DFCO - OGC Nice, le 10 février 2018. / © PHILIPPE DESMAZES / AFP
Mario Balotelli (à droite) parle avec l'arbitre et montre une tribune lors de la rencontre DFCO - OGC Nice, le 10 février 2018. / © PHILIPPE DESMAZES / AFP

La Ligue de football professionnel (LFP) a choisi de ne pas sanctionner le club de Dijon après les cris racistes entendus par l'attaquant de Nice Mario Balotelli lors d'un match de Ligue 1 en février dernier.

Par M. F. avec AFP

La commission de discipline de la LFP a décidé jeudi de ne pas infliger de sanction au club de Dijon après les cris racistes entendus par l'attaquant de Nice Mario Balotelli lors d'un match de Ligue 1, mais a retiré le carton jaune infligé au joueur.

"Après audition des représentants du Dijon FCO et de l'OGC Nice, et lecture du rapport de l'instructeur, la commission décide de classer sans suite le dossier s'agissant de la responsabilité du Dijon. La commission décide toutefois de retirer l'avertissement au joueur Mario Balotelli", indique la LFP.

Le 10 février, lors de la défaite de Nice face au DFCO (3-2), Balotelli avait écopé d'un carton jaune, après avoir manifesté un comportement d'énervement à l'encontre du public. Il avait ensuite indiqué à l'arbitre avoir été victime de cris racistes.


Une plainte du CRAN classée sans suite

L'arbitre Nicolas Rainville avait assuré dans un communiqué "ne pas avoir entendu d'insultes ou de cris émis par la tribune. Si j'avais entendu 'des cris de singes' comme indiqué dans la demande de l'OGC Nice, je n'aurais à aucun moment adressé un avertissement à M. Mario Balotelli. Je peux comprendre une telle réaction d'un joueur touché par ce genre d'insultes".

Le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) avait porté plainte contre X dans cette affaire, tout en mettant en cause l'arbitre. Une plainte classée sans suite par le procureur de la République à Dijon.

Balotelli, dont les parents sont originaires du Ghana, avait déjà été victime d'insultes racistes lors d'un déplacement de Nice à Bastia le 20 janvier 2017. La commission de discipline de la Ligue avait infligé au club corse le retrait d'un point avec sursis et ordonné la fermeture d'une de ses tribunes pour trois matchs.

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