Dijon : les collégiens cultivent les légumes qu'ils mangent à la cantine

Au collège Le Parc à Dijon (Côte-d'Or), les élèves cultivent leur jardin depuis le printemps 2020. Un potager bichonné par une quarantaine de petites mains vertes qui s'y relaient entre les cours. Ils plantent, récoltent et permettent à tous les demi-pensionnaires de manger… plus que local !

De la salade, des tomates ou des carottes. Comme tous les jours au restaurant scolaire du collège Le Parc à Dijon, les élèves peuvent manger des légumes cultivés dans le jardin de l'établissement.

Ce jour-là, ils sont une vingtaine à se retrouver pendant la pause-déjeuner près du potager, autour de Gilles Richard, professeur d'EPS. Sitôt le signal donné, les jardiniers en herbe s'activent dans la parcelle. Et ça n'est pas le travail qui manque, à en croire Emile, élève de cinquième, qui a entraîné son petit frère Camille dans l'aventure.

"On fait des salades, et puis il faut continuer à désherber le jardin parce que les vacances ont fait des ravages. Pas autant qu'on l'imaginait mais quand même un petit peu. Donc il faut améliorer", confie le collégien.

Ce projet de jardin pédagogique a germé l'an dernier, pendant le premier confinement, dans la tête de Gilles Richard. "On voulait sensibiliser les élèves au développement durable et à la biodiversité. Alors, on a eu l'idée de composter les déchets de la cantine, les valoriser, pour montrer aux élèves qu'on arrivait avec un peu de motivation et des idées à réutiliser ce qu'on rejetait. Après, on a créé ce jardin pour utiliser le compost que l'on fabriquait", détaille le professeur.

Ici, rien ne se perd. Tous les matins à 10h, un petit groupe de volontaires vient récupérer les déchets crus et verts du restaurant scolaire pour préparer leur compost. Le temps de la récréation, ils apportent du broyat, ils brassent, ils relèvent la température.

"C'est écologique pour la planète. Et puis c'est aussi une activité physique donc c'est bien, ça permet de respirer un peu et d'être dehors", confie Léo, élève de troisième.

Circuit très court

"On a des gamins qui maintenant sont capables de venir arroser à 7h30 le matin avant même que le prof qui s'occupe du jardin ne soit arrivé, précise Gilles Richard. Donc on arrive au summum de l'autonomie et de la responsabilisation."

À la fin de chaque atelier, ce sont les élèves qui apportent leur production au restaurant scolaire avant de retourner en classe. Ce jour-là, la récolte a été bonne, il y aura encore de nouveaux légumes du jardin au menu du lendemain.

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