• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ÉCONOMIE
  • DÉCOUVERTE
  • JUSTICE
  • SPORT

À Dijon, le malaise pointe dans les rangs des militants de la CGT après une semaine de congrès

© Le Pictorium/Maxppp
© Le Pictorium/Maxppp

Débordée par le mouvement des gilets jaunes ces derniers mois, la CGT tenait cette semaine son 52e congrès à Dijon, qui doit s'achever ce vendredi 17 mai par la réélection du secrétaire général Philippe Martinez. 

Par Camille Belsoeur

Le 52e congrès de la CGT, ouvert depuis lundi à Dijon, a laissé poindre un malaise dans les rangs des centaines de militants présents en Côte-d'Or. L'ombre des gilets jaunes a plané toute la semaine sur le Palais des congrès de Dijon, revenant régulièrement dans les interventions alors que la CGT a largement été dépassée par ce mouvement né il y a six mois. De nombreux cégétistes ont reproché à la direction du syndicat de ne pas avoir cherché à comprendre et à s'allier à ce mouvement de protestation populaire, qui secoue la France depuis des mois.

"Ces occupations de ronds-points nous ramènent à nos responsabilités face à ces invisibles, éloignés des partis politiques et des syndicats", a lancé une syndicaliste francilienne. L'ambiguïté de Philippe Martinez, le numéro un de la CGT, sur ce mouvement spontané, protéiforme, sans leader et propulsé grâce aux réseaux sociaux  -et qui a obtenu des concessions du gouvernement- a crispé des adhérents.  
 
Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, le 9 mai 2019 à Paris. / © YOAN VALAT/EPA/Newscom/MaxPPP
Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, le 9 mai 2019 à Paris. / © YOAN VALAT/EPA/Newscom/MaxPPP


Un secrétaire général contesté

Signe du climat morose au sein de la cohorte de syndicalistes présents à Dijon, le vote dans les urnes sur le bilan du secrétaire général Philippe Martinez a accouché d'un score très mitigé de 70,86% d'approbation, loin des scores obtenus par Bernard Thibault en son temps par exemple.

Seul candidat à sa succession, Philippe Martinez, doit être officiellement reconduit dans ses fonctions ce vendredi 17 mai à Dijon. Il doit être officiellement désigné par le Parlement du syndicat. Son score sera scruté. Au dernier congrès à Marseille, au lendemain du scandale sur le train de vie de l'ex-dirigeant Thierry Lepaon, il avait été élu à 95,4%. Une fois son élection proclamée, le secrétaire général de la CGT fera un discours pour clore une semaine où la CGT n'a pas vraiment retrouvé des couleurs.
 

Une feuille de route stratégique

Le congrès de la CGT avait adopté jeudi le document d'orientation, qui constitue sa feuille de route stratégique des trois prochaines années, à l'issue de plusieurs jours de débats. Ce document de près d'une centaine de pages a été adopté à 70,63% des suffrages exprimés, avec 6,77% d'abstention, soit le même niveau que lors du dernier congrès en 2016. 

Le terme de "lutte des classes", une notion qui avait été remplacée par "opposition de classe" dans une première mouture du texte, a notamment été rétabli. La direction, qui a également mis en avant l'importance des "enjeux environnementaux", s'est fait interpeller sur ce thème par quelques militants pour qu'elle "s'empare de ce débat"

A lire aussi

Sur le même sujet

Saulieu : la basilique Saint-Andoche souffle ses 900 bougies

Les + Lus

Aidez-nous à améliorer notre site en répondant en trois minutes à ce questionnaire.

Commencer