Cet article date de plus de 4 ans

Dijon : l'objectif zéro pesticide dans les espaces publics est déjà atteint

A Dijon, les espaces verts ne sont plus traités avec des produits chimiques. La loi l'exigera au 1er janvier 2017 mais la capitale des Ducs a pris de l'avance.


Non traitée, de l'herbe pousse dans les allées du cimetière des Péjoces à Dijon
Non traitée, de l'herbe pousse dans les allées du cimetière des Péjoces à Dijon © france 3 Bourgogne
A Dijon, la mairie a fait de l'environnement une priorité . Son opération "zéro phyto" vient de s'achever. Elle concerne tous les espaces verts publics de la ville, avec une dernière étape au cimetières des Péjoces. 
Du gazon a été semé dans les allées. Des coins de verdure car désormais le désherbant n'est plus utilisé, la nature reprend ses droits. L'arrêt de l'utilisation des pesticides est d'abord un enjeu de santé publique mais aussi de préservation de la biodiversité.

Reportage de Loïc Schaeffer et Solène Gripon
Avec :
durée de la vidéo: 01 min 27
Objectif zéro pesticide dans les espaces publics à Dijon

Les pesticides interdits dans les espaces verts en 2017 et dans les jardins en 2019


L’objectif zéro pesticide dans l’ensemble des espaces publics est prévu dans la loi de transition énergétique pour la croissance verte et entrera en vigueur le 1er janvier 2017  : cela consiste à interdire l’usage des produits phytosanitaires par l’État, les collectivités locales et établissements publics pour l’entretien des espaces verts, promenades, forêts, et les voiries.

La commercialisation et la détention de produits phytosanitaires à usage non professionnel seront interdites à partir du 1er janvier 2019. Cette mesure concerne tout particulièrement les jardiniers amateurs.

Les produits de biocontrôle, qualifiés à faible risque ou dont l’usage est autorisé dans le cadre de l’agriculture biologique peuvent être utilisés.

Ecophyto : un plan pour réduire l’usage des pesticides
Le nouveau plan Ecophyto réaffirme l’objectif de réduction de 50% du recours aux produits phytosanitaires en France en dix ans, en suivant une trajectoire en deux temps. D’abord, à l’horizon 2020, une réduction de 25% est visée, par la généralisation et l’optimisation des techniques actuellement disponibles. Ensuite, une réduction de 25% supplémentaires à l’horizon 2025 qui sera atteinte grâce à des mutations plus profondes. La transition entre ces deux périodes, dans cinq ans, sera l’occasion d’une nouvelle révision du plan.


Poursuivre votre lecture sur ces sujets
environnement société