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Dijon : les opposants à la réforme du collège vont manifester devant le rectorat

Les opposants à la réforme du collège appellent les personnels du second degré à combattre le projet du gouvernement
Les opposants à la réforme du collège appellent les personnels du second degré à combattre le projet du gouvernement

En Côte d’Or, une intersyndicale (Force ouvrière, FSU, CGT, SNALC) appelle les personnels du second degré à dire non au projet de réforme du collège et à faire grève mardi 19 mai  2015 pour obtenir le retrait du texte. Ce jour-là, un rassemblement est prévu devant le Rectorat, à Dijon, à 14h30.

Par B.L.


Le gouvernement a lancé un projet de réforme du collège, destiné à être appliqué à la rentrée 2016. Ce projet divise profondément le monde politique et les enseignants.


Qui est pour ? Qui est contre ?

  • Parmi ceux qui soutiennent le texte, on trouve notamment la FCPE, première fédération des parents d'élèves, le Sgen-CFDT et le SE-Unsa, des syndicats minoritaires dits réformateurs.
  • Le camp des opposants regroupe le Snes (syndicat majoritaire des enseignants du secondaire) et d'autres organisations qui appellent à la grève mardi 19 mai.



Quels sont les points qui font polémique ?

  • Les options latin et grec ne seront plus enseignées sous leur forme actuelle. 
    Ces langues anciennes, accusées de favoriser l'élitisme, seront remplacées par un enseignement pratique interdisciplinaire (EPI). Concrètement, cela signifie qu’elles seront remises dans leur contexte à travers des cours d'histoire et de français.
    A noter cependant qu’une option spéciale langue latine et langue grecque sera proposée en complément à ceux qui le souhaitent. Il s’agira d’une heure hebdomadaire en 5e, et de deux heures en 4e et 3e, soit une heure de moins par rapport au dispositif actuel.
    Aux dernières nouvelles, pour tenter de désamorcer la crise, la ministre de l'Education a saisi le Conseil supérieur des programmes (CSP) mercredi 13 mai. Cette instance devra élaborer le programme d'enseignement de ces disciplines dans le nouveau cadre du collège. Il remettra ses propositions à la mi-octobre.

     
  • La suppression des classes bilangues (où l'on apprend deux langues vivantes dès la 6e) suscite aussi beaucoup de colère. Actuellement 15% d'élèves en bénéficient. Si la réforme est adoptée, la majorité des collégiens bénéficieront de davantage d'heures de langues étrangères : l'apprentissage d'une deuxième langue vivante commencera dès la 5e et non plus à partir de la 4e. En tout, de la 6e à la 3e, les collégiens bénéficieront de 54 heures de cours de langue supplémentaires.
     
  • Autonomie et interdisciplinarité inquiètent 
    La réforme accorde aux établissements une autonomie accrue : ils pourront moduler 20% de l'emploi du temps des élèves en fonction des besoins. Le Snes est farouchement contre, car il estime qu'il s'agit d'une autonomie du chef d'établissement et non des enseignants. 
"Chaque établissement aura des projets différents des autres établissements. Les élèves n’auront pas du tout le même enseignement d’un établissement à l’autre et c’est précisément ça qui nous inquiète", explique : Isabelle Cheviet, secrétaire générale du SNES 21 (syndicat national des enseignements du second degré).

Côte d’Or : la grogne s'organise contre la réforme des collèges
  • Reportage : Isabelle Rivierre et Christophe Gaillard
  • Montage : Luis André
  • Intervenant : Isabelle Cheviet, secrétaire générale du SNES 21 (syndicat national des enseignements du second degré)

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