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Dijon : des professeurs protestent contre la réforme du lycée devant le rectorat

Un rassemblement pour le retrait des réformes des lycées et l'abrogation de Parcoursup a eu lieu à Dijon mercredi 9 janvier 2019 / © Marie Berthome
Un rassemblement pour le retrait des réformes des lycées et l'abrogation de Parcoursup a eu lieu à Dijon mercredi 9 janvier 2019 / © Marie Berthome

Une quarantaine de professeurs de lycées ont manifesté devant le rectorat de Dijon mercredi 9 janvier 2019. Objectif : dénoncer la réforme du lycée, dont certaines mesures seront mises en œuvre cette année.
 

Par Marie Berthome

Une quarantaine de professeurs de lycées généraux et professionnels de la région se sont rassemblés devant le Rectorat de Dijon mercredi midi.
Venus de différents établissements de Dijon, Louhans, et Chalon, ils répondaient à l’appel lancé par plusieurs syndicats enseignants.

Ils profitaient de la tenue d’un comité technique académique (CTA), une instance consultative réunissant plusieurs acteurs de l’académie de Dijon.
Ce comité devait statuer sur la question de la "carte des spécialités ". Cette mesure contenue dans la réforme des lycées prévoit de remplacer peu à peu les filières traditionnelles S, ES et L, par des spécialités et options choisies par l’étudiant (mathématiques, sciences de la vie et de la terre, sciences économiques et sociales, arts...).

Dès la rentrée de septembre 2019, les élèves de 1ère vont suivre trois spécialités parmi celles proposées par les établissements, à raison de quatre heures de cours par semaine.
A partir de septembre 2020, ce sera au tour des élèves de terminale d’opter pour deux spécialités.

 

 

Pourquoi les manifestants sont-ils insatisfaits ? 


A l’issue de la réunion du comité technique académique, les représentants syndicaux ont manifesté leur insatisfaction. La carte des spécialités a bien été aménagée pour permettre à de nouvelles spécialités d’être dispensées dans les établissements. Mais cela reste insatisfaisant selon les syndicats, qui dénoncent une stratégie d’affichage de la part du Rectorat.

"Le nombre d’élèves à partir duquel on pourrait ouvrir une spécialité ou une option n’a pas été abordé. Or, les spécialités ne seront ouvertes que si les établissements ont les heures nécessaires pour les organiser et si la demande est suffisante de la part des lycéens", affirme Annick Alix, représentant FO et enseignante de philosophie à Dijon.
Les enseignants craignent aussi que les spécialités et options ne soient pas adaptées au niveau exigé.

 


 

Quand aura lieu le prochain comité technique académique ?


Du côté du Rectorat, on se veut rassurant et enthousiaste quant à cette mesure. "Beaucoup d’inquiétudes sont projetées, mais elles ne correspondent pas à la réalité : pour l’étudiant, c’est la possibilité de monter sa propre combinaison de spécialités et de concocter son avenir professionnel", assure Frédérique Alexandre-Bailly, rectrice de l’académie de Dijon.

Quant à la question des moyens mis en œuvre pour organiser les spécialités, "elle sera traitée concrètement au moment où les lycéens auront commencé à faire leurs premiers choix de spécialité, dès le second trimestre 2019".
Dans 15 jours, un nouveau comité technique académique devrait décider du montant alloué à chaque établissement pour la mise en place des spécialités.

Une délégation des cinq enseignants mobilisés ce midi a été reçue par la rectrice dans l’après-midi.  
 

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