Dijon : le réseau de tram et bus Divia lance son assistant vocal

Le "coach mobilité" est le premier assistant vocal de transports publics en France : il a été lancé à Dijon par l'opérateur Keolis, filiale de la SNCF, qui gère le réseau de bus et tram Divia. / © Divia Mobilités / Keolis
Le "coach mobilité" est le premier assistant vocal de transports publics en France : il a été lancé à Dijon par l'opérateur Keolis, filiale de la SNCF, qui gère le réseau de bus et tram Divia. / © Divia Mobilités / Keolis

"Je veux aller à la Toison d’Or en partant de la place Darcy", "Quand passe le prochain bus L5 ? " : l'application du réseau de transport en commun Divia permet désormais de demander son chemin en parlant à son smartphone. C’est une première en France.
 

Par B.L. avec AFP


"Simplifiez vos voyages : infos trafic, itinéraires, prochains passages... en quelques mots."  C’est ainsi que Divia présente son "coach mobilité".

Ce nouvel outil est disponible gratuitement sur l'application DiviaMobilités.
Il propose aux voyageurs plusieurs itinéraires et les prévient en cas de perturbations. Il donne aussi les horaires de passages aux arrêts et permet d'appeler directement l'agence du réseau Divia.
 


Avant d’être lancée, l'application a été testée pendant six mois par des voyageurs dijonnais.

Mais, malgré cela, l’assistant vocal ne marche pas encore à tous les coups. "Plus vous lui parlez, plus il apprend et gagne en pertinence", indique Divia.

"Le #CoachMobilité est en plein apprentissage et progresse grâce avec VOUS ! Il deviendra de plus en plus performant au fur et à mesure des requêtes. Encore un peu de patience…", précise l’entreprise de transports.

 
 

Allez-vous être espionné par Divia ?


"Pas du tout", assure la société de transports.
"Afin de protéger le voyageur et ses données personnelles, le coach de mobilité est conçu selon le concept du "privacy-by-design". Pour dialoguer avec l'assistant vocal, le voyageur doit l'activer en appuyant sur le picto du micro . L'utilisateur reste ainsi maître de son expérience et de ses données. Le coach n'effectue aucune écoute passive."

Il faut rappeler que des enquêtes ont révélé que les échanges avec les assistants vocaux sont parfois écoutés par des humains, à l'insu des utilisateurs, dans le but de perfectionner les machines. 

"Les gens s'imaginent que les assistants vocaux numériques vont s'améliorer par magie, en faisant de l'apprentissage automatisé tous seuls", commente Carolina Milanesi, analyste chez Creative Strategies.
"Nous n'en sommes qu'au début de l'intelligence artificielle, l'intervention humaine reste très importante". "Mais il faut une transparence absolue pour les utilisateurs, et ils doivent pouvoir choisir de participer à cet apprentissage de la machine ou pas", ajoute-t-elle.

 

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