Dijon : Sylvain Comparot, tête de liste LREM, votera pour Emmanuel Bichot (LR) au second tour

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Écrit par Matti Faye

La tête de liste investie par La République en marche à Dijon annonce qu'elle votera pour le candidat de droite au second tour des élections municipales.

Sylvain Comparot a obtenu 8,81 % des voix au premier tour des élections municipales 2020 à Dijon. Pas suffisant pour se maintenir au second tour. 

Trois listes seront représentées le 28 juin prochain, si la date du scrutin est maintenue : celle menée par le maire PS sortant François Rebsamen et arrivée largement en tête au premier tour, celle de l'écologiste Stéphanie Modde et celle emmenée par Emmanuel Bichot, investi notamment par Les Républicains.

Sylvain Comparot n'a pas souhaité fusionner avec l'une de ces listes, comme le permettait pourtant son score au premier tour. "Je l'ai fait sans aucune hésitation, respectant ainsi l'engagement solennel pris devant les Dijonnaises et Dijonnais", affirme-t-il dans un communiqué transmis le 11 juin. 

 

 

Faute de fusion, le candidat investi par LREM et l'UDI se prononce pour son favori pour le second tour. Et l'ancien membre du Parti socialiste a choisi le candidat de droite. "Je voterai pour le programme défendu au nom de la droite républicaine par Emmanuel Bichot", explique-t-il. "Une lecture rapide de nos programmes respectifs montre, à l'évidence, qu'ils se rejoignent sur de nombreux points", justifie-t-il.

Pas question pour lui de se tourner vers François Rebsamen ou Stéphanie Modde. Pour le premier, il déplore des "désaccords […] trop nombreux". Il dit ne pas pouvoir voter "pour un candidat utilisant chaque conseil municipal comme une tribune contre la politique menée par la majorité présidentielle au plan national."

Pour la seconde, malgré des "objectifs communs" pour "une ville plus verte et plus participative", il regrette qu'elle ait décidé "de se présenter contre [François Rebsamen] sans pour autant démissionner de ses fonctions d'adjointe". "Le changement des pratiques politiques exige de savoir perdre ses privilèges pour défendre ses convictions", ajoute-t-il.