Un docker du Havre a été écroué après le vol de 31 caisses de Romanée-Conti

Des bouteilles de Romanée-Conti, un des vins les plus chers du monde, ont été volées. Voleur et intermédiaires ont été arrêtés alors qu’ils tentaient de vendre sur internet les précieux flacons de vin de Bourgogne.



Le domaine de la Romanée-Conti, en Côte-d’Or, a porté plainte le 9 décembre 2015. En effet, 31 caisses de vins qui avaient transité par le port du Havre en direction du Canada n’ont jamais été reçues par leur acheteur. Le préjudice est estimé à plus de 100 000 euros.

Il y a quelques jours, les enquêteurs dijonnais ont repéré deux magnums de Romanée-Conti sur Le bon coin, un site de vente entre particuliers. Le vendeur a été arrêté à Versailles. Les enquêteurs ont pu ainsi remonter jusqu’à un docker du port du Havre, qui a été écroué, a indiqué à France 3 Bourgogne Paul Montmartin, directeur interrégional de la police judiciaire de Dijon.



L'homme, âgé de 34 ans, a été mis en examen mardi 22 décembre. Il a été placé en détention provisoire. "Il a été trouvé détenteur de nombreuses bouteilles qu'il va falloir identifier pour voir si elles proviennent d'un ou plusieurs vols", déclaré le procureur de la République au Havre, François Gosselin. Le docker "prétend qu'il est collectionneur", a précisé le procureur.

Le Romanée-Conti est réputé dans le monde entier. Ce vin est issu d'une parcelle d'une superficie de 1,81 hectare seulement. La production annuelle du domaine est d'environ 6 000 bouteilles. Les prix de ces prestigieux flacons atteignent des milliers d'euros. 

En 2013, une vaste opération menée à l’échelle européenne avait permis de démanteler un réseau de trafiquants de Romanée-Conti. Environ 400 bouteilles avaient été frauduleusement vendues pour une somme avoisinant les deux millions d'euros.


Plusieurs caisses de bouteilles de vin du domaine de la Romanée-Conti ont été volées au Havre avant leur expédition vers le Canada. Le préjudice s'élève à plus de 100.000 euros. Voleur et intermédiaires ont été arrêtés après avoir tenté de vendre des bouteilles sur internet.


Reportage : Sylvain Bouillot et Jean-François Guilmard / Technicien vidéo : Antoine Dutot / Montage : Charles Morhain