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Homophobie : agressions, insultes, coups... 2018 a été une année noire pour les personnes LGBT

L'association SOS homophobie publie son rapport annuel sur l'homophobie en France mardi 14 mai 2019. Les agressions physiques envers les personnes LGBT ont atteint un niveau inégalé en 2018, signe d'une homophobie "de plus en plus violente". La Bourgogne-Franche-Comté n'échappe pas à ce phénomène.

Par Manon Millet


L'année 2018 enregistre un bond de 66 % des agressions physiques envers les personnes LGBT (lesbiennes, gay, bisexuels, transgenres).

"Cela montre que l'on fait face à une homophobie et une transphobie de plus en plus violente", constate Joël Deumier, coprésident de SOS Homophobie. Il se réjouit néanmoins : "Des victimes se sentent de plus en plus à l'aise et légitimes pour prendre la parole dans le débat public".

Ces mauvais résulats sont en partie dûs au dernier trimestre où un cas d'agression par jour a été signalé à SOS Homophobie.
Au total, en 2018, SOS Homophie a recueilli 1 905 témoignages d'actes LGBTphobes, contre 1 650 en 2017.

Fait notable : les signalements des agressions de lesbiennes ont bondi de 42 % avec 365 actes répertoriés. Véronique Godet, coprésidente de SOS Homophobie, explique :

Avant, les lesbiennes minimisaient les agressions, les insultes. Désormais, elles prennent plus souvent la parole. Cela s'inscrit dans une vague revendicative, dans le sillage des mouvements féministes initiés par #Metoo et #Balancetonporc
 


Une dizaine de signalements en Côte-d'Or


Le rapport annuel de l'association SOS Homophie contient une carte des signalements par département. En Bourgogne-Franche-Comté, les départements sont globalement épargnés. Ils arrivent en bas du classement des départements touchés par les agressions homophobes.

Néanmoins, en Côte-d'Or, 10 à 19 signalements d'agressions homophobes ont été recensé en 2017. La Nièvre, l'Yonne et et la Saône-et-Loire recensent, quant à elles, moins de 5 témoignages.

En 2016, c'était la Saône-et-Loire qui affichait 10 à 19 témoignages d'agressions LGBTphobes. 
 
© Capture d'écran du rapport annuel de SOS Homophobie
© Capture d'écran du rapport annuel de SOS Homophobie


"Quand on est homosexuel, dès qu’on se montre, dès qu’on s’expose, on peut très rapidement avoir des soucis."

Agressé il y a plusieurs mois à Besançon (Doubs), un couple de jeunes hommes témoignait, lundi 13 mai 2019, à la veille de la journée de la journée internationale de la lutte contre l'homophobie.
 
 

Une association existe à Dijon pour les personnes homosexuelles

Des lieux "safe" existent néanmoins. L'association Contact, basée à Dijon, est un lieu d'accueil et d'écoute pour les personnes homosexuelles et leurs proches. L'association souhaite aider les personnes LGBT à communiquer avec leur entourage, prévenir le suicide lié à l'orientation sexuelle et/ou l'identité de genre.
 
 
Un centre LGBT+ existe également à Épinac, en Saône-et-Loire. Le P'tit café est un centre d'informations pour les personnes lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, et bien au-delà. Qu'importe votre orientation sexuelle ou votre identité de genre, Denis Gohin vous accueillera les bras ouverts.
 
 

 
 

Victime d'agression homophobe ou transphobe ?

L'association SOS Homophobie dispose d'une ligne d'écoute anonyme au 01.48.06.42.41

L'association française ADHEOS dispose d'une ligne d'écoute d'urgence ouverte 7 jours sur 7.

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