Infinity Trail : à Dijon, ils vont courir pendant des jours, jusqu'à l'épuisement

Publié le
Écrit par Agatha Njanji

Pour sa première édition en Bourgogne, l'Infinity Trail s'est installé au parc de la Combe à la serpent de Dijon. 101 participants veulent se dépasser et faire un maximum de boucles de 6,7 kilomètres. Ils courent depuis ce vendredi midi et comptent bien continuer pendant des jours.

101 participants sont au départ de l’Infinity Trail au Parc de la combe à la serpent à Dijon. Amateurs, passionnés ou bien sportifs aguerris, ils ont tous un même objectif : le dépassement de soi. L'Infinity Trail, c’est une course de "backyard ultra", en boucle de 6,7 kilomètres, en une heure maximum. Et elle est organisée pour la première fois en Bourgogne. Si les participants arrivent dans les temps, ils peuvent repartir pour la boucle suivante. Les coureurs doivent faire le plus de tours possibles.

S’ils finissent la boucle en moins d’une heure, le temps restant leur sert de pause. Et quand on voit les efforts à fournir, on se dit qu'une petite respiration ne leur ferait pas de mal. Il y a un départ toutes les heures. Et à la fin, il n’en restera qu’un puisque la dernière personne à faire une boucle complète remporte la course. Attention, en cas d'absence au départ, c'est la disqualification. On ne rigole pas à l'Infinity Trail !

L'organisation de la course est gérée par Maud Debs et Frédéric Morand. Ils tiennent une agence de voyage spécialisée dans le trail. "On est des habitués de ce format parce qu’on l’organise depuis 2020, c’est la 7ème donc on est un peu rodé sur ce qu’il faut faire, la logistique…", indique Maud Debs.

Le Dijonnais Matthieu Tharion a aidé à organiser la compétition. Habitué aux courses, il s’est occupé de trouver un parcours adéquat. "Le parc réunit toutes les conditions pour l’évènement." Le parc de la Combe à la serpent n'est pas sur un axe routier, il y a assez de places pour établir des camps et ils ont accès à l'électricité. "J’ai le numéro, 21 comme la Côte-d’Or pour représenter la région, explique-t-il. Je pense qu’on finira dimanche matin, on va courir une bonne quarantaine d’heures."

Départ à 12 heures pile

Une heure avant le départ à midi, les coureurs préparent leur camp. C’est le cas de Romain Marion, dossard n°39. Il habite à Arnay-le-Duc (Côte-d’Or). "Je suis venu histoire de voir où en est ma forme en ce moment. Je m’entraîne assez régulièrement, je vais essayer d’atteindre les 100 kilomètres".

Dans la tente voisine, Marco Loyen, dossard n°100 se prépare aussi. "Je vais faire l’Ultra-Trail du Mont-Blanc fin août, alors ça me fait faire des kilomètres", confie celui qui vient de Reims. Marco est venu avec Aurore Lemonnier, sa compagne. "Je suis là par amour (rires) pour être son soutien psychologique". Pour Marco Loyen, la course aurait été différente sans sa compagne, "ça fait du bien de voir une personne de son entourage, ça rebooste".

Plus qu'une simple course pour les participants

Participer à la course nécessite aussi des compétences en camping. Nicolas Robouche et Hendrick Tsas viennent de Belgique et ont une approche différente. "On pensait être prêts, après on a regardé autour de nous et on s’est dit que notre tente ne faisait pas trop le poids face aux autres. Mais on est confiants, on n'est pas là pour dormir, on est là pour courir (rires)".

Si je peux visiter la ville en trottinette électrique après, parce que marcher ça risque d’être compliqué ! (rires)

Nicolas Robouche, coureur belge

 

D’autres comme Marie Florentin sont plus organisés. Sa tente abrite en tout 5 personnes. Ils sont venus de Nancy pour courir en famille. "On fait du trail depuis quelques années donc on est venus repousser nos limites." révèle-t-elle. "On avait un WhatsApp commun et une bonne méthodologie, c’était limite un processus. Du coup a déjà commencé à se mettre dans l’ambiance de course depuis quelques semaines" précise Bénédicte Florentin.

12h35, les premiers à avoir achevé la boucle arrivent. Martin Perrier habite en Suisse. "C’est très agréable, on va pouvoir y passer des dizaines et dizaines d’heures. J’aime bien avoir une quinzaine de minutes de pause pour grignoter et repartir". Le coureur en profite aussi pour faire son camp qu’il n’avait pas pu monter avant le début de la course. 

En tous cas, les coureurs sont bien déterminés à rester au moins jusqu’à dimanche. Le vainqueur de la course pourra participer au championnat de backyard ultra avec l'équipe de France.