Journée nationale de la Résistance : la cour d'honneur de la préfecture de Dijon rebaptisée cour Jean Moulin

A l'occasion de la journée nationale de la Résistance, la cour d'honneur de la Préfecture de Dijon a été renommée cour Jean Moulin. La petite-nièce du résistant était présente pour l'événement. 

La cour d'honneur de la Préfecture de Dijon a été rebaptisée cour Jean Moulin.
La cour d'honneur de la Préfecture de Dijon a été rebaptisée cour Jean Moulin. © Elsa Bezin / Tiphaine Pfeiffer / France 3 Bourgogne

Ce jeudi 27 mai, à l’occasion de la journée nationale de la Résistance, la cour d’honneur de la préfecture a été rebaptisée cour Jean Moulin. Une plaque commémorative a été installée par le préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté, Fabien Sudry.

Cette journée nationale est célébrée le 27 mai depuis 2013. Cette date a été choisie en l’honneur de la première réunion du Conseil National de la Résistance (CNR), réalisée en 1943 à Paris.

"Un devoir de mémoire autour de Jean Moulin, pour la résistance"

Cécile Benoit-Escoffier, petite-nièce de Jean Moulin

Cécile Benoit-Escoffier, la petite-nièce de Jean Moulin, était présente pour témoigner de la mémoire du résistant :  « Il y a un devoir de mémoire autour de son nom, bien sûr, et aussi pour la résistance, pour que le conseil national de la résistance dure, ne soit pas oublié et soit toujours honoré. » Son mari, Gilbert Benoit, a ajouté: « Il nous parait important que l’ensemble de la Résistance au travers de Jean Moulin soit honoré, que l’on se souvienne de ce que tous les résistants ont fait pour nous pour notre présent aujourd’hui. » 

Le résistant Pierre Meunier honoré

Un hommage lui a été rendu à travers un discours, ainsi qu’au résistant Pierre Meunier. Ancien élu de Côte-d’Or et engagé dans la résistance, il fut un compagnon de Jean Moulin et secrétaire général du Conseil National de la Résistance. Martine Guyon, la nièce de Pierre Meunier, était également présente à cette cérémonie.

 

L'histoire de Jean Moulin

Jean Moulin est nommé préfet de l’Aveyron à l’âge de 36 ans en 1936, puis préfet d’Eure-et-Loir en 1939. En 1940, à l’arrivée des soldats allemands, il organise l’accueil de nombreux réfugiés du nord de la France. Lors de l’arrivée des soldats allemands à Chartes le 17 juin 1940, il ne quitte pas son poste et refuse de signer de fausses allégations incriminant l’armée française. Torturé mais refusant de déshonorer son pays, il tente de se suicider dans sa cellule en se tranchant la gorge. Il est finalement sauvé et reprendra son poste. La même année, il tente de recenser les différents mouvements de résistance français. En 1941, il rejoint le Général de Gaulle à Londres. Il entreprend par la suite de réunir les différents mouvements résistants français du nord et du sud. Jean Moulin est arrêté le 21 juin 1943 alors qu’il organisait une réunion à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Il décède le 8 juillet 1943 après avoir été torturé. Ces cendres ont été transférées au Panthéon le 19 décembre 1964, alors qu’il reposait jusque-là au cimetière du Père Lachaise à Paris.

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