#NousToutes, le collectif de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, fonde son antenne de Dijon

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Écrit par Gaël Simon

Déjà présent à Sens (Yonne), Nevers (Nièvre) et Mâcon (Saône-et-Loire), le collectif de lutte contre les violences sexistes et sexuelles #NousToutes a lancé ce mercredi 29 septembre une antenne locale à Dijon en Côte-d'Or. Son but : sensibiliser la population et former des militants.

Le collectif de lutte contre les violences sexistes et sexuelles #NousToutes, né en juillet 2018 au lendemain des mouvements #MeToo et #BalanceTonPorc, dispose depuis ce mercredi 29 septembre de sa déclinaison en Côte-d’Or. Une branche vient en effet d’être fondée à Dijon.

Depuis plus de trois ans, #NousToutes agit pour dénoncer les violences faîtes aux femmes et se mobilise pour sensibiliser la société. L’antenne lancée à Dijon permettra au collectif d’agir désormais également dans le département. "Les violences sexistes et sexuelles ont lieu partout en France. Elles ont aussi lieu à Dijon. Lorsque nous avons regardé la carte des collectifs sur le territoire, nous avons vu qu’il n’en existait pas encore à Dijon. Alors nous avons décidé d’agir", raconte Emma Villeroy, engagée dans le collectif qui compte désormais 85 sections locales en France, dont une à Mâcon (Saône-et-Loire), à Nevers (Nièvre) et à Sens (Yonne).

#NousToutes est un collectif tourné vers l’action, la formation des militants et la sensibilisation de toute la société.

Emma Villeroy, #NousToutes Dijon

Pour l’heure, quelques membres forment le comité de gestion de la branche dijonnaise du collectif, notamment des étudiants de l’Université de Bourgogne. Mais à terme, l’objectif est de développer une équipe de 5 à 8 personnes. La section côte-d’Orienne du collectif se donne pour mission de renseigner la population sur les agressions sexistes et sexuelles en France mais cherche aussi à renseigner les victimes sur les numéros d’urgence à appeler et les solutions à leur disposition.

Le tout par des actions simples : distribution de flyers dans la rue, port de vêtements violets aux couleurs du collectif, participation à des rencontres dans les établissements scolaires ou partage de visuels sur les réseaux sociaux. Chaque militant est libre de s'engager comme il le souhaite. "Vous pouvez faire une action et arrêter à tout moment. Ce mode de fonctionnement permet de garantir le bien-être dans le militantisme et surtout d’avoir des personnes toujours motivées", raconte l'étudiante.

Ouvert à toutes et à tous, le collectif #NousToutes accompagne également les particuliers dans les initiatives qu’ils voudraient mener à leur propre échelle. "Chacun peut contribuer à des actions, en proposer et être aidé dans leur mise en place. Nous avons décidé d’installer une branche à l’Université de Dijon pour cela", décrit Emma Villeroy.

Une marche pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles

Chaque jour, 250 femmes sont violées en France. 87 Françaises ont par ailleurs trouvé la mort sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint en 2021. "Les besoins et les objectifs en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles en Bourgogne sont comme partout en France. Il faut réussir à déclencher une prise de conscience générale sur la violence quotidienne".

Afin de dénoncer les agressions dont les femmes sont victimes en France, le collectif #NousToutes a organisé en 2018 et 2019 deux marches de protestation rassemblant respectivement 30 000 et 150 000 personnes. En 2020, en raison du contexte pandémique, le mouvement a été annulé et remplacé par une mobilisation en ligne.

Mais une nouvelle grande marche sera organisée ce samedi 20 novembre 2021. La branche dijonnaise du collectif participera alors à la mise en place de ce rassemblement national. "Il faut que l’on arrive à mobiliser le plus de personnes", souffle Emma Villeroy.

En France, 32 % des femmes ont déjà été victimes de harcèlement sexuel au travail et 1,2 million sont la cible d’injures sexistes chaque année.