"On peut basculer dans tout ce que la France ne représente pas" : associations et syndicats dans la bataille contre l'extrême droite

À l'appel notamment de la Ligue des droits de l'Homme, plusieurs associations et organisations syndicales se sont réunies ce mardi 18 juin à Dijon (Côte-d'Or) pour dénoncer la montée en puissance de l'extrême droite.

Ligue des droits de l'Homme (LDH), CGT, Attac, Greenpeace... plusieurs associations et syndicats se sont réunis ce mardi 18 juin à Dijon (Côte-d'Or), afin d'alerter sur l'urgence de lutter contre l'extrême droite. Une mobilisation qui fait suite aux scores historiques réalisés par le Rassemblement national lors des élections européennes du 9 juin dernier.

"Ce rassemblement est porteur d'espoir, après le double coup de massue le soir des élections européennes", souligne Paul Garrigues, co-président de la LDH en Côte-d'Or. "On aurait pu croire que les gens seraient assommés, mais il y a eu une belle réaction. On l'a encore vu lors de la manifestation samedi à Dijon, avec des gens qui étaient très déterminés."

Le 15 juin, près de 4 500 personnes ont en effet défilé dans les rues de la ville selon les syndicats, lors de ladite manifestation. Le premier pas dans la lutte contre l'extrême droite, au lendemain de la dissolution de l'Assemblée nationale, mais certainement pas le dernier. Pour l'heure, d'autres manifestations ne sont pas prévues, "l'urgence" étant "le travail de fourmi".

L'extrême droite a des valeurs extrêmement dangereuses : elle ne s'est pas guérie du racisme, elle dresse les gens les uns contre les autres. Tout ça est détestable.

Fabian Clément,

co-secrétaire FSU Côte-d'Or

"Nous avons tous vu que le pire était possible, mais jamais certain", détaille Fabian Clément, co-secrétaire de FSU Côte-d'Or. "Maintenant, c'est à nous tous et toutes de se retrousser les manches au quotidien, d'aller chercher les gens que nous connaissons et montrer que l'extrême droite ne se soucie pas de la population."

En parallèle, les organisations réfléchissent à mettre en place des "lieux d'intervention" - "peut-être dans des centres sociaux ou organisations de jeunesse", indique la LDH -, toujours dans l'objectif d'aller convaincre les abstentionnistes et les indécis. "On peut basculer dans tout ce que la France ne représente pas", conclut Paul Garrigues. "Il faut comprendre qu'il y a un vrai danger pour notre démocratie."

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