Ces 21 et 22 novembre 2017, l'opéra de Dijon propose aux jeunes comme aux moins jeunes deux représentations exceptionnelles du conte musical de Serge Prokofiev. Il est interprété par l'orchestre "Les dissonances" et la comédienne Audrey Fleurot. Découvrez ou redécouvrez cette œuvre symphonique dont le succès ne se dément pas depuis sa création en 1936 grâce à notre photo 360°.

 

Une œuvre pour les enfants

Audrey Fleurot lors d'une répétition de Pierre et le loup à l'opéra Dijon / © Damien Rabeisen/France 3 Bourgogne
Audrey Fleurot lors d'une répétition de Pierre et le loup à l'opéra Dijon / © Damien Rabeisen/France 3 Bourgogne


Œuvre pédagogique par excellence, "Pierre et le loup" a été composé et écrit par Serge Prokofiev en 1936 à destination des enfants. Il voulait leur faire découvrir les instruments de l'orchestre . Les différents personnages sont représentés par un instrument ou un groupe d'instruments.

Ainsi, le jeune et intrépide Pierre est représenté par les cordes. La flûte traversière personnifie l'oiseau. Le hautbois est le canard. Les cors symbolisent le loup. Le grand-père est joué par le basson.

Tandis que le récitant narre l'histoire, l'orchestre ponctue le récit par des thèmes musicaux. Là encore, chaque personnage est associé à son motif. Un dispositif simple et efficace qui a permis à des générations d'enfants de découvrir la musique classique.
© Damien Rabeisen/France 3 Bourgogne
© Damien Rabeisen/France 3 Bourgogne

 

L'histoire de Pierre et le loup

Yan Levionnois, violoncelliste / © Damien Rabeisen/France 3 Bourgogne
Yan Levionnois, violoncelliste / © Damien Rabeisen/France 3 Bourgogne


Pierre est un enfant curieux et intrépide. Avec un oiseau et un canard, il quitte le jardin et part à l'aventure dans la verte prairie qui jouxte sa maison. Alors que le chat rôde prêt à fondre sur les volatiles, Pierre les sauve.

Son grand père intervient. Bourru, il sermonne l'enfant. « L’endroit est dangereux. Si un loup sortait de la forêt, que ferais-tu ? » Et il ramène l'enfant à l'abri des grilles du jardin. C'était juste ! Un gros loup gris apparaît alors en lisière de forêt. L'oiseau et le chat ont juste le temps de s'échapper. Le canard a moins de chance : il est avalé tout rond par le loup. 
 

Les grands garçons n’ont pas peur des loups


Pierre se moque des mises en garde de son grand-père. Selon lui, "les grands garçons n’ont pas peur des loups". Une témérité qui lui permettra d'ailleurs de capturer le loup grâce à une corde et la complicité de l'oiseau qui détournera l'attention du prédateur.

Quand des chasseurs arrivent, Pierre les convainc de ne pas tuer le loup. La petite troupe, Pierre en tête, confie ce spécimen à un zoo.

© Damien Rabeisen/France 3 Bourgogne
© Damien Rabeisen/France 3 Bourgogne

 

Pierre et le loup a séduit de nombreux récitants



Comme Pierre, Audrey Fleurot apprécie les promenades dans la campagne. Elle est issue d'une famille d'agriculteurs originaire d'un petit village de l'Auxois, en Côte-d’Or, et a passé toutes ses vacances scolaires en Bourgogne. 

"Je n'avais jamais eu l'opportunité de travailler avec des musiciens. J'aime quand on me propose des choses que j'ai jamais faites. Et ça faisait classe de passer après Gérard Philipe.", explique la comédienne.

© Damien Rabeisen/France 3 Bourgogne
© Damien Rabeisen/France 3 Bourgogne


Aujourd'hui, elle a rejoint une longue liste de récitants de Pierre et le loup : de Gérard Philipe à Fernandel en passant par Valérie Lemercier ou François Morel. La preuve que ce conte musical continue à faire rêver les enfants, même quand ils deviennent grands. 





-1956 : Gérard Philipe, Orchestre symphonique d'État d'URSS sous la direction de Guennadi Rojdestvensky.
-1957 : Robert Hirsch, Philharmonia Orchestra, direction Herbert von Karajan
-1959 : Fernandel, orchestre sous la direction d'Albert Wolff (avec une erreur de Fernandel dans la description préliminaire des instruments : il y dit cymbale au lieu de timbale !).
-1961 : Jean-Pierre Aumont, André Kostelanetz et son orchestre, livre-disque illustré par Guy-Gérard Noël.
-1962 : Robert Lamoureux, Orchestre des Concerts Lamoureux sous la direction de Roberto Benzi, livre-disque illustré par Guy-Gérard Noël.
-1962 : Madeleine Renaud, Orchestre national de France sous la direction de Lorin Maazel.
-1965 : Claude Piéplu, Orchestre de Paris, direction Igor Markevitch.
-1969 : Jean Nohain, Orchestre des Concerts Lamoureux, direction Jésus Etcheverry.
-1970 : Jacques Brel, Orchestre des Concerts Lamoureux, direction Jean Laforge.
-1978 : David Bowie, Philadelphia Orchestra, direction Eugene Ormandy
-1984 : Jacques Higelin, Orchestre philharmonique d'Israël, direction Zubin Mehta (et lors d'un concert à Lille en 1994 avec l'Orchestre national de Lille sous la direction de Jean-Claude Casadesus).
-1990 : Charles Aznavour, Orchestre de chambre d'Europe sous la direction de Claudio Abbado.
-1992 : Lambert Wilson, Orchestre national du Capitole de Toulouse, direction Michel Plasson.
-1995 : Olivier Saladin et François Morel, texte revu, direction Dominique Debart.
-1999 : Eddy Mitchell, Nouvel Ensemble Instrumental du Conservatoire de Paris, direction Jacques Pési.
-2002 : Jean Rochefort, Orchestre de la Suisse italienne, direction Jean-Bernard Pommier.
-2004 : Michel Galabru, l'Orchestre de Chambre de Genève, direction Thierry Fischer
-2004 : Smaïn, Orchestre de Pau-Béarn, direction Fayçal Karoui.
-2004 : Tom Novembre et Gavin Friday, ensemble Friday-Seezer.
-2007 : Valérie Lemercier, Orchestre national du Capitole de Toulouse, direction Tugan Sokhiev
-2013 : Denis Podalydès, Leslie Menu, et The Amazing Keystone Big Band
-2014 : François Morel, Orchestre National de France, direction Daniele Gatti
© Damien Rabeisen/France 3 Bourgogne
© Damien Rabeisen/France 3 Bourgogne