Pourquoi un appel à la grève est-il lancé dans les centres des impôts ?

© France 3 Bourgogne
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Le projet de loi de finances pour 2018 prévoit un millier de suppressions d’emplois à la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Un appel à la grève est lancé jeudi le 23 novembre 2017.

Par B.L.

Environ 1 600 suppressions d’emplois devraient être entérinées officiellement le 23 novembre 2017 par le comité technique de réseau DGFIP (Direction générale des finances publiques).

Ces suppressions d’emplois viennent s’ajouter aux 35 000 suppressions d’emplois enregistrées au niveau national depuis 2002.
Pour la région Bourgogne, cela représente 58 emplois, qui s’ajoutent aux plus de 600 suppressions d'emplois effectuées les années précédentes, explique le syndicat Solidaires Finances Publiques.


"Le démaillage territorial continue avec son lot de fermetures de services des finances publiques : trésoreries, conservations des hypothèques, centres des impôts fonciers, services des impôts des entreprises, etc.

Demain en Bourgogne, la présence de la DGFIP se résumera peut-être à 4 centres des finances publiques implantés à Auxerre, Dijon, Nevers et Mâcon avec des usagers particuliers et professionnels communiquant avec l'administration fiscale uniquement par des automates et autres applications informatiques sans contact humain", dénonce le syndicat.


D'autres choix sont-ils possibles ?

"Les gouvernements passés ont tous tenté de « justifier » ces suppressions d’emplois massives et inédites au nom des gains de productivité permis, notamment, par les outils numériques, la télédéclaration etc. Ils ont toutefois ignoré que, dans le même temps, la charge de travail de l’ensemble des services des Finances publiques ne cessait de s’accroître : l’accueil (plus de 35 millions de sollicitations de la DGFiP par an), la lutte contre la fraude fiscale (estimée entre 60 et 80 milliards d’euros), le conseil aux collectivités locales, les missions cadastrales, etc.", ajoute le syndicat.

D'autres choix sont possibles, estime Solidaires Finances Publiques qui propose notamment de "lutter de façon efficace contre la fraude et l’évasion fiscales qui grèvent le budget de l’État de 60 à 80 milliards d'euros par an".
Le syndicat suggère aussi "une mise à plat du système fiscal pour le rendre moins complexe, plus juste et plus stable afin qu’il soit le plus redistributif possible entre autres, au travers des services publics".

Solidaires Finances Publiques appelle l'ensemble des agents des finances publiques à se mettre massivement en grève jeudi 23 novembre 2017 à l'occasion du comité technique de réseau de suppressions d'emplois à la DGFIP.

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