Rien n’empêche le retour de Murielle Bolle chez elle, selon ses avocats

La cour d'appel de Dijon
La cour d'appel de Dijon

Murielle Bolle, mise en examen dans le meurtre du petit Grégory Villemin, est placée sous contrôle judiciaire dans la Nièvre depuis plusieurs mois. Elle a demandé à rentrer à son domicile dans les Vosges. Murielle Bolle ne va pas bien, selon ses avocats.

Par B.L.

La justice soupçonne Murielle Bolle, 48 ans, d'avoir participé au rapt de Grégory Villemin, âgé de 4 ans, qui a été retrouvé mort, pieds et poings liés dans la rivière la Vologne, dans les Vosges, en 1984.
L’affaire a rebondi cet été et a abouti à la mise en examen de Murielle Bolle, ainsi qu’à celle des époux Jacob, le grand oncle et la grand tante de Grégory, qui auraient été les "corbeaux" de l'affaire.

L’audience de ce lundi 22 janvier 2018 a duré environ une demi-heure. Les avocats de Murielle Bolle ont demandé à ce que leur cliente puisse rentrer chez elle dans les Vosges. Depuis le début du mois d’aout, Murielle Bolle, un des personnages clés dans le meurtre du petit Grégory Villemin, a l’obligation de résider loin de son domicile. Elle habite actuellement à Saint-Honoré-les-Bains, dans la Nièvre.

A noter que ce matin, le procureur général Jean-Jacques Bosc s'est à nouveau opposé lundi à tout assouplissement du contrôle judiciaire de Murielle Bolle. Celle-ci sera fixée sur son sort mercredi 24 janvier, à 9 heures, ont annoncé ses avocats.


Nous ne savons toujours pas dans le détail ce qui est reproché à Murielle Bolle


"L'argument qui avait été présenté pour le contrôle judiciaire était que des vérifications devaient être faites et qu'il fallait éviter des pressions sur les témoins", a déclaré Me Jean-Paul Teissonnière, l'un de ses avocats, à l'issue de l'audience.
"Ces vérifications, semble-t-il, ont été faites même si elles ne figurent pas dans le dossier. Donc, aujourd’hui, on peut revenir à une situation normale et permettre à Murielle Bolle de rentrer dans les Vosges et d’avoir à nouveau une vie familiale normale."
"Nous ne savons toujours pas dans le détail ce qui est reproché à Murielle Bolle. Il est urgent que cette procédure avance", a-t-il ajouté.

"Dans le dossier, il n'y a absolument aucun élément, même de début de commencement de preuve, qui permette de penser que Murielle Bolle a sciemment participé à l'enlèvement de Grégory", a insisté Me Christophe Ballorin, un autre avocat de Murielle Bolle.
"Petit à petit, tous les pans du dossier tombent. On a un effritement de la théorie purement inventée de l'accusation", dit Me Ballorin.

Les deux conseils de Murielle Bolle veulent demander une reconstitution des faits. Ils espèrent que leur cliente soit à nouveau entendue "le plus rapidement possible" - elle ne l'a pas été depuis six mois.

Le reportage de Christophe Tarrisse, Dalila Iberakenne et Cécile Frèrebeau
Intervenants :
-Maître Jean-Paul Teyssonière, avocat de Murielle Bolle
-Maître Christophe Ballorin, avocat de Murielle BolleLe reportage de Christophe Tarrisse, Dalila Iberakenne et Cécile Frèrebeau

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