"On vous doit la vie !" : une famille de 5 enfants sauvée des flammes, le père écrit pour remercier les gendarmes

À Dijon, en février 2024, trois gendarmes du PSIG ont sauvé une famille de 5 enfants de l'incendie de leur maison. Le père, Maxime, a envoyé une lettre émouvante aux gendarmes pour les remercier de leur bravoure. Quatre mois plus tard, les deux parties reviennent sur cette histoire qui a bien fini.

La bravoure de ces trois gendarmes du PSIG (peloton de surveillance et d’intervention) de Dijon a été récompensée de deux manières. Par des félicitations de leur supérieur, mais surtout par les remerciements touchants de Maxime, le père de la famille qu'ils ont sauvée. Ces cinq enfants ont réalisé ce dessin afin d'exprimer leur gratitude envers les militaires, qui ont évité un potentiel drame. 

Deux voitures en flammes devant deux maisons

Février 2024, il est environ minuit. Alors qu’ils effectuent une patrouille de nuit, les trois gendarmes du PSIG de Dijon découvrent deux voitures en flammes, devant deux maisons mitoyennes.

"On est tombé dessus par hasard au cours d’une patrouille. On ne pouvait pas éteindre le feu. Notre priorité, c’était de mettre directement à l’abri les personnes dans les maisons", confie Thomas, l'un des trois gendarmes.

Les forces de l'ordre se séparent pour gérer la situation. Mehdi appelle les pompiers tandis que Thomas et Bryce vont prévenir les occupants des deux maisons.

Maxime, père d'une famille de cinq enfants en bas âge, résidant dans une des deux maisons, se rappelle : "j'entends tambouriner à la porte. Il était minuit environ, tout le monde dort, j’enfile un short, j’ouvre la porte et je vois un gendarme qui me dit d'évacuer parce qu’il y a le feu."

Ancien sapeur-pompier de Paris, le riverain n'en est pas moins choqué.

Quand ça vous arrive à vous, c'est différent. On a eu très peur pour les enfants.

Maxime

Maxime va essayer d'éteindre l'incendie avec son tuyau d'arrosage, mais c'est peine perdue : "Les vitres de la voiture avaient déjà explosé à cause de la chaleur et le feu avait commencé à se propager."

Le gendarme Thomas garde son sang-froid et aide à l'évacuation de la famille. Un événement traumatisant pour les cinq enfants : "Quand les enfants sortent, c'est le pic de l'incendie, les flammes dépassaient la maison. C'était traumatisant pour les enfants, et même pour nous", se remémore Maxime.

Tout se déroule très vite. En à peine dix minutes, le feu commence à rentrer dans le garage et attaque la maison. L'incendie monte en direction des chambres des enfants.

C'était impressionnant, je sentais les flammes dans mon dos.

Bryce

gendarme du PSIG

Heureusement, rapidement appelés par les forces de l'ordre, les pompiers arrivent pour éviter que la situation ne soit hors de contrôle. Une fois l'évacuation des habitants terminée, les gendarmes s'occupent de calmer tout le monde et d'établir un périmètre de sécurité, pour éviter que les 40 personnes sur place ne s'approchent de l'incendie.

Si les membres du PSIG étaient arrivés cinq minutes plus tard, l'évacuation n'aurait peut-être pas été possible. "On leur doit la vie et ça me tenait à cœur qu’ils le sachent. J’ai rédigé une lettre pour les remercier de leur professionnalisme", déclare Maxime.

Merci, car c'est bien grâce à vous qu'aujourd'hui encore, les cris de mes enfants et le sourire de mon épouse inondent notre maison et j'en suis le premier spectateur.

Maxime

Cette lettre, adressée aux gendarmes, n'est pas anodine. Les forces de l'ordre n'ont pas l'habitude d'avoir des remerciements. "Quand j'ai lu la lettre, c'était vraiment émouvant", avoue Thomas, gendarme du PSIG, "c’est vraiment appréciable, qu’on remarque notre travail, même si pour nous, on n’a rien fait d’extraordinaire." 

Les membres du PSIG estiment avoir juste accompli leur travail, et "fait ce que n’importe quel camarade gendarme aurait fait".

Pour le père de famille, ils ont fait plus que ça : "Alors non messieurs, ce soir, vous n'avez pas fait que votre travail. Je vous demande de bien vouloir mettre de côté votre humilité un court instant en acceptant nos plus sincères remerciements. Une famille unie, saine et sauve. Telles sont les conséquences directes de vos actions, sans lesquelles je puis vous assurer que le bilan aurait été dramatique."

Maxime estime que c'était important de les remercier : “De leur montrer qu’il y a encore du monde qui les soutient, pour qu’ils gardent la motivation et le cœur”.

Mission réussie pour l'ancien sapeur-pompier, cette lettre a été pour les officiers un "regain de moral" :"On nous voit avec un côté répressif mais on est aussi là pour aider la population. On s'est sentis utiles", avoue Thomas, le gendarme chargé de la maison de Maxime.

Un dénouement heureux ?

Les 7 membres de la famille ont été relogés pendant un mois chez les grands-parents, en attendant que le nettoyage et les principaux travaux se fassent dans leur maison.

Au début c’était compliqué, on était inquiets de savoir qui a fait ça, si c'était intentionnel ou non. J'ai une fille de six ans, à cet âge-là on se pose beaucoup de questions. Maintenant on a un système de sécurité, tout commence à rentrer dans l'ordre même s'il y a encore des travaux", détaille Maxime.

Une enquête est toujours en cours pour découvrir l'origine de l'incendie.

Les trois gendarmes, quant à eux, ont été félicités par le Général François Santarelli, commandant en second de la gendarmerie de Bourgogne-Franche-Comté, à l'occasion de la cérémonie des couleurs du mois de juin.

Si l'incendie peut avoir un côté positif, c'est qu'une belle relation semble s'installer entre la famille et les gendarmes. "On a hâte de les revoir", souffle le père de famille.

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