Elles provoquent des boutons et des irritations : des chenilles processionnaires retrouvées dans la cour d'une école

En ce début avril, des chenilles processionnaires ont été observés dans la cour de récréation d'une école élémentaire de Saint-Apollinaire, près de Dijon (Côte-d'Or). Des mesures ont été prises mais depuis, d'autres insectes ont été recensés. Ces larves qui sortent de leur nid au printemps peuvent provoquer d'importantes irritations.

Ce sont des petites larves de quatre centimètres, recouvertes de nombreux poils piquants : les chenilles processionnaires. En ce printemps, on peut les retrouver dans nos forêts, nos jardins et parfois... nos écoles. C'est le cas à l'école élementaire La Fleuriée de Saint-Apollinaire, près de Dijon (Côte-d'Or).

Une mère de famille a prévenu France 3 de la situation. Selon un mail envoyé par la directrice de l'établissement aux parents d'élèves, ces insectes, classés nuisibles depuis avril 2022, ont été aperçus dans la cour de récréation ces derniers jours.

Accès à une partie de la cour interdit, l'aération d'une des classes réduite

"Elles proviennent des sapins situés dans la partie en herbe en limite de la grande cour", indique le message d'alerte de la cheffe d'établissement. La semaine dernière, la directrice de l'école avait déjà alerté les services techniques de la présence de chenilles processionnaires, mais depuis, de nouvelles larves ont été observées, en quantité plus importante.

Conséquence, la zone concernée est interdite aux élèves. L'aération d'une des salles de classe a été également réduite, des chenilles se déplaçant sur les murs extérieurs. La métropole de Dijon a également été alertée. Contactée, cette dernière n'a pas répondu à nos sollicitations. 

Ces mesures sont essentielles car les chenilles processionnaires représentent un risque pour la santé humaine. Leurs poils sont urticants : ils contiennent une protéine toxique très irritante et inflammatoire. Selon une étude de l'Agence nationale de la sécurité sanitaire (Anses) menée sur 1 200 personnes entre janvier 2012 à juillet 2019, 90 % des cas de piqûres sont bénins. 5 % des cas sont de gravité moyenne et correspondent à des poils reçus dans les yeux.

Quels sont les symptômes ?

Parmi les symptômes : des boutons rouges en forme de cloques et des plaques qui grattent sur la peau. En cas d'exposition plus importante, les piqûres peuvent mener à une baisse de la tension artérielle, à des malaises ou à des pertes de connaissance. Les poils peuvent également provoquer des larmoiements ou un gonflement des paupières s'ils entrent en contact avec les yeux. Enfin, des cas de gêne respiratoire peuvent également apparaître en cas d'inhalation.

Au sein de l'école élémentaire La Fleuriée, la directrice incite alors les parents d'élèves à alerter leurs enfants sur les bons gestes à adopter en cas de présence de chenilles processionnaires. Il ne faut ni les écraser, ni les toucher. Mais d'autres conseils existent : il ne faut pas non plus toucher les nids et les endroits par où elles sont passées.

Et en cas d'exposition, il est conseillé de prendre une douche et de bien se rincer. Il faut également changer de vêtements. Il faut appeler le 15 aux premiers signes d'urgence, comme une détresse respiratoire ou une perte de connaissance. 

C'est au printemps que les chenilles processionnaires quittent leur nid pour s'enfouir dans le sol. C'est pour cela qu'elles sont si nombreuses en cette période. L'espèce connait des pics de développement naturel tous les neuf ans. Après une année 2023 déjà dense, 2024 pourrait être justement une année record avant une baisse des cas recensés.