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Les fêtes de la vigne ont démarré à Dijon, en Côte-d'Or mardi 23 août 2016. Pendant six jours, la ville va vivre aux sons et aux pas des groupes de danses folkloriques de France et du monde. Sur les planches, la majorité des danseurs a moins de 30 ans, mais dans le public les jeunes sont peu nombreux à venir les admirer.

 

900 artistes venus de 20 pays différents

Ils étaient plus de 200 artistes, mardi 23 août, sur la place de Libération à Dijon prêts à donner le départ des fêtes de la vigne. Originaires de Slovaquie, d'Estonie, d'Indonésie mais aussi de plusieurs régions françaises, ils sont venus faire découvrir la danse folklorique au public bourguignon.

Consultez le programme des Fêtes de la vigne 2016 à Dijon et en Côte-d'Or

Par groupes, ils se sont élancés dans les rues de Dijon chantant et dansant sous les yeux ahuris des passants. Ils ont arpenté la rue des Godrans, les jardins du département, la rue de la Préfecture pour rejoindre la place de la République, point central de l'événement.

(Voir notre diaporama ci-dessous :)

Le défilé d'ouverture des fêtes de la vigne

 

Un public familial où les jeunes manquent à l'appel

Sur la place de la République, un village gastronomique où chacun peut venir grignoter ou acheter des produits artisanaux et quelques mètres plus loin, une scène où les danseurs se sont succédés pendant quatre heures. Et le public était au rendez-vous pour les applaudir.

Parmi les spectateurs, beaucoup ont plus de 40 ans. Un groupe à l’accent provençal esquisse quelques pas de danse. Pas de doute, ils connaissent cette danse régionale. "C’est toute mon enfance" s’exclame l’un d'eux. Autour, de nombreuses familles ont répondu présent. Les bambins occupent les premiers rangs, émerveillés par les explosions de couleurs des costumes et fascinés par le spectacle.

A l'extérieur du chapiteau, d'autres viennent discuter et se photographier avec les danseurs. Parmi eux, la jeune Sama venue avec sa mère, son frère et sa sœur. "On a vu les danseurs défiler donc on est venu. La musique est jolie et leurs habits sont magnifiques !", s'exclame l'adolescente. Pourtant la jeune fille n’y connaît rien en danses folkloriques et hors de question de lui faire essayer. "C’est ringard quand même !"

"On veut juste découvrir d’autres pays. Les danses régionales, nous sommes plongées dedans depuis qu'on est enfants"


Seuls quelques jeunes sont perdus dans l’assemblée. Certains sont venus voir leurs amis, d’autres se balader. Anna et Mathilde se sont arrêtées par hasard. Elles iront au spectacle uniquement pour voir les danses du monde. Elles seraient même prêtes à s'y initier. En revanche, les danses régionales françaises, ça ne les intéresse pas. "On veut juste découvrir d’autres pays. Les danses régionales, nous sommes plongées dedans depuis qu'on est enfants", expliquent-elles en coeur.

 

Les danseurs indonésiens attendent de monter sur scène mardi 23 août. / © Cyrielle Cabot/France 3 Bourgogne
Les danseurs indonésiens attendent de monter sur scène mardi 23 août. / © Cyrielle Cabot/France 3 Bourgogne

 

Les jeunes sur les planches

Mais si les jeunes sont peu représentés dans le public, ils sont très nombreux sur les planches quelle que soit leur nationalité. La majorité des danseurs a entre 14 et 30 ans.

"Voilà 14 ans que je danse et il est hors de question que j’arrête ! C’est tout autant mon histoire que celle de mon pays."

Aujourd’hui Nina est habillée d’un simple jean et t-shirt. La jeune fille de 19 ans, originaire de Bratislava, discute avec ses amies danseuses sur la place de la République. Dans quelques jours, elle montera à son tour sur scène avec des chaussures noires, une jupe rouge, son chemisier fleuri et une coiffe. Cette tenue, elle la porte régulièrement depuis qu’elle est enfant.

Plongée dans la danse folklorique slovaque depuis ses quatre ans, inscrite par obligation par ses parents, la jeune fille n’a jamais voulu raccrocher son costume. "Mes parents voulaient que je fasse une activité et c’était pour eux une façon de me faire connaître nos traditions", explique la jeune fille qui s'entraîne en moyenne 6 heures par semaine. "Voilà 14 ans que je danse et il est hors de question que j’arrête ! C’est tout autant mon histoire que celle de mon pays."

(Voir notre diaporama ci-dessous :)

Ces jeunes danseurs viennent du monde entier

 

La spécialité de Pierrick, Lucie et Victoria, originaires de Gémenos près de Marseille, c’est la danse provençale.

On s'en fiche !

Lucie a longtemps pratiqué la danse classique mais lassée, elle s’est laissée embarquer par des amies dans la danse provençale. "Il a suffi qu’elles m’emmènent à un spectacle pour me convaincre", se rappelle t-elle. "Ca ressemble beaucoup à la danse classique, mais il y a une meilleure dynamique de groupe, donc j’adore".

Les trois amis montent plus de 25 fois par an sur scène et s'entraînent d'arrache-pied. Ils admettent sans mal que les jeunes de leur âge s'étonnent de leur passion. mais ils répondent en coeur : "On s'en fiche !"