Un homme armé interpellé dans un train à Montbard : "on s'est tous regardé avec un frisson"

Publié le
Écrit par Auberi Verne

Un TER reliant Paris à Lyon a été arrêté une quarantaine de minutes en fin d'après-midi à Montbard (Côte-d'Or), dimanche 25 juin. En cause, la présence d'un homme armé à bord, que les gendarmes ont interpellé. Un passager raconte.

MISE À JOUR À 19H15 : Le parquet de Dijon précise ce soir que l'homme interpellé avait fait un malaise dans le train et qu'il avait été "trouvé porteur d'une arme de poing pendant les opérations de soins". La personne a été placée en garde à vue et selon le procureur de la République, elle est "susceptible d'être présentée au parquet" ce mardi 27 juin.

Il est environ 18 heures, dimanche 25 juin, lorsqu'un TER reliant Paris à Lyon s'arrête à la gare de Montbard. Jusque là, rien d'inhabituel : l'arrêt est régulièrement desservi par des trains en provenance de la capitale. Mais l'horloge commence à tourner, et le train ne repart toujours pas.

"Au bout de 20 minutes d'attente, une annonce demande si un médecin, un pompier ou des gens formés aux premiers secours sont présents", raconte Clément (le prénom a été modifié), un passager du TER. "On voit des gens sortir fumer, mais pas de policiers ou de gendarmes."

"Au début, on ne sait rien de ce qu'il se passe"

L'attente se poursuit sans que les usagers soient informés de la situation. "Au début, on ne sait rien de ce qu'il se passe", poursuit Clément. "Et puis après une trentaine de minutes, il y a une nouvelle annonce qui nous dit qu'on va repartir." L'annonce précise au même moment les causes du retard : un homme, armé, vient d'être interpellé par les gendarmes.

"On s'est tous regardé avec un frisson. Cinq minutes plus tard, le TER est reparti mais on ne nous a rien dit de plus." Avec le recul, le jeune homme dit toutefois se demander pourquoi un médecin a été sollicité. "Est-ce que l'homme a blessé d'autres personnes ? Ou est-ce que c'est lui qui a été blessé par les gendarmes ?" Autant de questions qui, pour l'heure, demeurent sans réponse.

Contactée, la SNCF n'a pas donné suite à nos sollicitations. La gendarmerie a de son côté confirmé qu'une enquête était en cours, mais qu'elle n'apporterait à ce stade "aucun élément".

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