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Sécheresse : le maïs et le colza ont souffert, mais la récolte de blé est supérieure à la moyenne

La récolte de blé 2015 s'annonce "abondante" malgré la canicule de juillet. En revanche, celle de maïs devrait fondre de 30% par rapport à l'an dernier, à cause du manque de pluies. Le colza est aussi à la peine.
En pleines moissons
En pleines moissons © France 3 Lorraine

La récolte 2015 est marquée par des résultats contrastés. C’est le cas notamment en Bourgogne.
"Des blés en augmentation de 25%, de très bonnes orges d’hiver, mais des colzas en retrait", précise Pierre Guez, directeur général de Dijon Céréales, qui était l’invité de France 3 Bourgogne mardi 4 août 2015. En Côte-d’Or, certains producteurs de maïs et de colza envisagent même d’abandonner ces cultures.

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Sécheresse : la récolte de blé sera supérieure à la moyenne, mais pas celle de colza


La récolte de blé sera "largement" supérieure à la moyenne

Au niveau national, le blé, dont la moisson est quasiment achevée, devrait voir sa production augmenter de près de 5% par rapport à l'an dernier, à 39,3 millions. C’est ce qui ressort des prévisions d'Agreste (le service statistique du ministère de l'Agriculture) publiées lundi 10 août 2015.

Si les prévisions se confirment, cette récolte sera "largement" supérieure à la moyenne 2010-2014 (+10%). Cette hausse s'explique par la progression des surfaces cultivées, mais aussi celle du rendement, "le plus élevé depuis cinq ans" à 76 quintaux par hectare. C’est une bonne surprise après les inquiétudes du mois de juin.


Le maïs a souffert du manque de pluie

Après deux années de baisse, la production de blé dur (utilisé pour les pâtes et la semoule) devrait repartir aussi à la hausse (+18% à 1,8 million de tonnes), tout en restant inférieure à la moyenne 2010-2014.
Globalement, les cultures d'hiver comme le blé et l'orge (+4%) ont profité d'un "hiver et un printemps chauds et ensoleillés". La canicule n'a que "faiblement" entravé la fin de leur croissance, explique Agreste.

En revanche, "les épisodes caniculaires du mois de juillet et le manque de pluies pénalisent le développement des cultures récoltées à l'automne", en premier lieu le maïs. La production de maïs-grain (le plus utilisé) pourrait baisser de "28% en un an et de 15% par rapport à la moyenne 2010-2014", à 13,5 millions de tonnes, avec une chute de rendement de 20 quintaux/ha. "Le rendement final dépendra en grande partie des conditions météorologiques d'août et de septembre", précise Agreste.

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Sécheresse : le maïs et le colza ont souffert du manque de pluie


Le colza et le tournesol sont aussi à la peine

Par ailleurs, le colza devrait voir sa production baisser de 9%, à 5 millions de tonnes, en raison surtout de la baisse des surfaces (22.000 ha en moins). Les régions Bourgogne et Picardie sont particulièrement concernées par la baisse de production.

La récolte de tournesol devrait chuter de 17% et celle de pommes de terre de 13%.


La France est le 1er producteur et exportateur de blé de lEurope
La France est le premier producteur et exportateur de blé de l'Union européenne (5e producteur et 3e exportateur au niveau mondial).
Elle est le premier exportateur de maïs européen, avec une production minime par rapport aux Etats-Unis, qui font pousser environ un tiers du maïs mondial, soit 300 millions de tonnes.
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