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Talant : une adjointe a été contrainte à la démission après des propos insultants sur la ministre de la Justice

Marie-Ange Cardis, adjointe aux affaires scolaires de Talant, en Côte-d'Or, a tenu des propos insultants sur la garde des Sceaux.
Marie-Ange Cardis, adjointe aux affaires scolaires de Talant, en Côte-d'Or, a tenu des propos insultants sur la garde des Sceaux.

Le maire de Talant, dans l'agglomération dijonnaise, a demandé à son adjointe aux affaires scolaires de démissionner jeudi 22 octobre 2015. Celle-ci a obtempéré et envoyé sa lettre de démission. Le procureur de la République de Dijon a ouvert une enquête judiciaire sur ces propos racistes.

Par B.L.


Gilbert Menut (Les Républicains) avait retiré à Marie-Ange Meyer-Cardis ses délégations et lui avait demandé de démissionner. 
Celle-ci, qui était élue depuis 2008 et adjointe depuis avril 2014, a obtempéré. 

Gilbert Menut : "On ne peut pas cautionner des choses comme ça"
Le maire de Talant, dans l'agglomération dijonnaise, a demandé à son adjointe aux affaires scolaires de démissionner jeudi 22 octobre 2015. L'élue avait tenu des propos insultants sur la ministre de la Justice.

Un nouvel adjoint sera désigné lors du prochain conseil municipal.


Marie-Ange Meyer-Cardis a tenu des propos insultants sur la garde des Sceaux. Elle a notamment écrit sur sa page Facebook "Qu'elle reparte déjà dans sa brousse, les lianes l'attendent".

Marie-Ange Cardis commentait ainsi la couverture du magazine Valeurs Actuelles consacrée à Christiane Taubira. Dans ce numéro, l'hebdomadaire très à droite appelle Christiane Taubira à la "démission". 

Mon commentaire a été considéré comme étant une injure mais il s’agit d’un coup de colère face aux injustices que vivent les Français […] Les mots ont dépassé ma pensée et j’en fais à l’attention de Mme Taubira mes excuses publiques.

C'est ce qu'a déclaré Marie-Ange Cardis sur sa page Facebook face à l'afflux de critiques, avant finalement d’effacer ce commentaire.

L'opposition talantaise est montée au créneau

Les élu-e-s du groupe d’opposition Vivre Talant ont aussitôt dénoncé "des propos abjects, honteux, insultants et dégradants à l’égard de la ministre de la Justice. Il y est question de lianes, de brousse et de retour chez elle… Les singes et les bananes ne sont pas loin".
Ils ont condamné "avec la plus grande fermeté et la plus grande vigueur de tels propos. Ne pas être d’accord, débattre, c’est une chose, insulter en est une autre. Un tel comportement est indigne d’une élue de la République". "Après un tel dérapage et de tels écrits nauséabonds, elle n’est plus digne de porter l’écharpe tricolore, elle n’est plus digne de représenter les Talantaises et les Talantais", concluaient-ils.






Une enquête judiciaire a été ouverte

lLe procureur de la République de Dijon Marie-Christine Tarrare s'est "saisie d'office" de cette affaire et a "désigné la DIPJ (direction interrégionale de la police judiciaire) de Dijon aux fins d'enquête sur les propos injurieux qui auraient été tenus par une élue de Talant à l'encontre de Madame Taubira".

Christiane Taubira est-elle un "bouc-émissaire" ?

Depuis sa nomination en 2012, Christiane Taubira est devenue la cible principale de la droite.
Mais, au-delà, ces jours derniers, la garde des Sceaux doit faire face à une montée des revendications : grève des avocats, colère des personnels pénitentiaires.

Dans l'entourage de la ministre, on relativise la violence des critiques, à deux mois des régionales : "Ce n'est pas une fronde généralisée, c'est une zone de turbulences comme on en a déjà eue. Les attaques vont continuer, à mesure qu'on s'approche des échéances électorales".



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