Covid-19 : "Pour faire souffler les soignants", deux transfert de malades de l'aéroport de Dole-Tavaux vers Paris

Ce vendredi 5 février, deux patients covid-19 placés en réanimation au CHU de Besançon et à l'hôpital de Lons-le-Saunier vont être transférés vers l'Ile-de-France et les hôpitaux parisiens. 

Un malade du CHU de Besançon quitte l'aéroport de Dole Tavaux.
Un malade du CHU de Besançon quitte l'aéroport de Dole Tavaux. © Franck Menestret - France Télévisions

Le ballet des transferts a repris. Vers 9 h 30 ce vendredi, un avion Piaggo de la compagnie Oyonnair spécialisée dans les transports sanitaires, s’est posé sur le tarmac de l’aéroport jurassien. A son bord, il va emmener dans un premier temps, un patient de réanimation du CHU de Besançon transféré à Tavaux par ambulance.

© Franck Menestret - France Télévisions


Le pilote, co-pilote et trois urgentistes vont voyager vers l’aéroport du Bourget. Un vol de 25 minutes à peine. Le malade sera transféré dans un hôpital d’Ile-de-France.

La journée ne s’arrêtera pas là, l’avion va revenir sur Tavaux pour prendre en charge cette fois un malade qui arrivera par la route de l’hôpital de Lons-le-Saunier dans le Jura.

Frédéric Boulanger, commandant de bord de l’appareil explique qu’Oyonnair a réalisé 140 transferts de patients depuis le début de l’épidémie de Covid il y a bientôt un an. "Cet avion est un propulseur d'affaires bien adapté au transport médical, la cabine est très large, on peut embarquer jusqu'à 2 patients, et une équipe médicale qui peut travailler avec un relatif confort" explique-t-il. Si d'habitude, les transferts se faisaient avec deux patients covid à bord, les consignes ont évolué, désormais, un seul patient prend place à chaque transfert.

Vendredi 5 février, deux malades covid vont quitter la Franche-Comté par avion pour des transferts vers la région parisienne.
Vendredi 5 février, deux malades covid vont quitter la Franche-Comté par avion pour des transferts vers la région parisienne. © Franck Menestret - France Télévisions


Pourquoi des transferts de malades depuis la Bourgogne Franche-Comté ?


Ces transferts de malades ont lieu en général quand les services de réanimation sont en tension. C’est encore le cas en Franche-Comté, avec 77,8% des lits de réanimation occupés par des patients covid au 4 février. Un chiffre qui baisse régulièrement dans la région depuis plusieurs jours, le taux d’incidence est en baisse lui aussi. 

Covid-19 : transferts de 6 malades de Bourgogne-Franche-Comté vers Paris

Au plus fort de la seconde vague, le 23 novembre, 253 malades étaient en réanimation. Au pic de la première vague, début avril 2020, 295 lits de réanimation étaient occupés. 
 


Ces transferts sont destinés à faire souffler les hôpitaux, résume-t-on du côté de l’Agence Régionale de Santé. Les hôpitaux de Bourgogne-Franche-Comté ont encaissé la première vague puis la seconde. 1765 malades sont toujours hospitalisés en ce moment pour des formes graves du covid. Ils étaient 154 encore en réanimation au 4 février. En Bourgogne-Franche-Comté, le seuil de saturation se situe à 200 personnes en réanimation.

Les hôpitaux de la région parisienne accueillent eux encore près de 5.500 malades, mais les services de réanimation y sont moins en tension (63,4% des lits de réanimation sont pris par des malades covid).

En Bourgogne-Franche-Comté d’autres transferts de malades ont eu lieu ces dernières heures.  En 3 jours, 6 patients vont être transférés et pris en charge dans des hôpitaux de la région Ile-de-France. 

Mercredi 3 février, deux premiers transferts ont eu lieu pour des patients qui étaient jusqu'ici pris en charge en Saône-et-Loire. Deux autres patients du même département ont été transférés jeudi 4 février.

L'avion va transporter un malade, trois urgentistes.
L'avion va transporter un malade, trois urgentistes. © Franck Menestret - France Télévisions

L’arrivée des variants dans la région va-t-elle ramener de nouveaux malades vers les hôpitaux ?

Le variant britannique et sud-africain sont à ce jour présents dans notre région. Plus contagieux, ces variants pourraient gonfler l'épidémie ces prochaines semaines. C’est la crainte des soignants et du gouvernement qui cherche pour l’instant à tout faire pour éviter un reconfinement. “Le confinement, nous en connaissons le coût humain, social et sanitaire. Nous mesurons les risques psychosociaux qui s'accumulent… L’objectif n’est pas de retarder l’échéance du confinement, mais de tout faire pour l’éviter” a rappelé jeudi 4 février le Premier ministre Jean Castex, lors de son point hebdomadaire sur l’épidémie. 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
covid-19 santé société