Covid-19 : "La situation épidémique cesse de s’améliorer dans la région Bourgogne-Franche-Comté" alerte l'ARS

La situation sanitaire dans la région ne s'améliore plus. C'est ce que rapporte l'ARS qui pointe du doigt l'évolution "préoccupante" de la situation dans trois départements : le Jura, la Nièvre et l'Yonne. 
Des prélèvements sont effectués pour dépister les personnes qui ont contracté le virus covid-19.
Des prélèvements sont effectués pour dépister les personnes qui ont contracté le virus covid-19. © Anne Berger / France Télévisions
"Le ralentissement de la circulation du virus marque le pas en Bourgogne-Franche-Comté où les indicateurs épidémiologiques se maintiennent à un niveau encore bien trop élevé. Cette situation appelle un effort collectif pour parvenir à nouveau à faire reculer l’épidémie" prévient l'Agence Régionale de Santé BFC, dans un communiqué diffusé vendredi 4 décembre.

Certains pourraient penser que la vague épidémique est passée. Il n'en est rien répond l'ARS, qui stipule "que de nombreux nouveaux cas de contamination sont encore observés chaque jour". Le taux d'incidence dans notre région au 30 novembre est de157 pour 100 000 habitants, ce qui en fait le plus élevé des régions françaises.

"Si ce taux d’incidence reste orienté à la baisse en population générale par rapport à la semaine dernière, cette baisse s’est interrompue depuis plusieurs jours. Le taux de positivité des tests a cessé de diminuer et s’établit dans la région à 15,4%" détaille l'Agence Régionale en charge de rendre compte de l'évolution de la situation épidémique liée au coronavirus. "La deuxième vague de COVID-19 est donc loin d’être derrière nous et continue d’exercer une forte pression sur les hôpitaux où chaque jour en moyenne près de 80 personnes sont hospitalisées pour des formes graves de la COVID-19, entre 10 et 11 en réanimation" prévient également l'ARS.

Le Jura, la Nièvre et l'Yonne à surveiller

Selon l'ARS, deux départements sont particulièrement à surveiller. Il s'agit de l’Yonne qui, au 30 novembre, est le département français qui enregistre le taux d’incidence le plus élevé (217 pour 100 000 habitants). Le taux d’incidence chez les personnes de plus de 65 ans y est très élevé (368 pour 100 000 habitants) et orienté à la hausse, de même que le taux de positivité des tests (19%) ainsi que du Jura et de la Nièvre qui enregistrent une hausse du taux de positivité des tests.

Avec un taux d’incidence repassé à 185 pour 100 000 habitants, le Jura est devenu cette semaine le sixième département où la circulation du virus est la plus importante. "La deuxième vague n’est pas terminée" a tenu à rappeler l’Agence Régionale de Santé ce vendredi (lire notre article). 

"Même si la perspective d’une arrivée prochaine de premiers vaccins est source d’espoir pour l’avenir, la situation épidémique actuelle dans la région appelle chacun à être particulièrement rigoureux dans le respect des gestes barrières, ainsi que des consignes d’isolement et de dépistage" conclut l'Agence Régionale de Santé. 

Avec quelque 1,5 milliard de doses précommandées auprès de six laboratoires, l'UE se constitue "l'un des portefeuilles les plus complets au monde" concernant les vaccins contre le Covid-19, s'est félicitée la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen vendredi 4 décembre. Ces vaccins seront destinés notamment aux 448 millions de citoyens vivant sur le territoire de l'UE. Les premières doses pourraient être disponibles au début de l'année 2021, mais le feu vert doit être donné par l'Agence européenne des médicaments (EMA). Franceinfo vous explique tout, dans cet article
 
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