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De faux billets de banque ont été mis en circulation en Bourgogne

Deux hommes ont été interpellés en possession de 100 000 euros de billets contrefaits provenant d'Italie. Ils écoulaient de fausses coupures à travers la France, et notamment en Bourgogne. Ils ont été mis en examen et écroués.
© AFP PHOTO PHILIPPE HUGUEN


Comment les deux malfaiteurs ont-ils été arrêtés ?

L'affaire avait débuté en Charente en avril dernier, quand un commerçant avait refusé un billet de 50 euros qu'il jugeait douteux. Il avait relevé le numéro de la plaque minéralogique de la voiture du client, garée devant sa boutique, et l’avait transmis aux enquêteurs.

Les gendarmes avaient constaté qu'en l'espace de trois jours, de nombreuses fausses coupures avaient été écoulées dans des communes du département.

Après plusieurs mois d'investigations, les deux hommes qui mettaient en circulation les faux billets ont été appréhendés par une trentaine de gendarmes et policiers en Gare de Lyon le 13 septembre 2015.

Qui fabrique ces faux billets de banque ?

L’argent (en coupures de 20, 50 et 100 euros) était dissimulé "dans la ceinture des deux passeurs". La qualité des billets "n'est pas grossière" et "on peut être trompé", soulignent les enquêteurs.

Les deux hommes, âgés de 30 et 39 ans, d'origine sénégalaise, agissaient pour le compte d'un réseau en cours de démantèlement.
"L'argent était fabriqué en Italie, centralisé en région parisienne et diffusé notamment en Poitou-Charentes", a indiqué le procureur de la République d'Angoulême, Jean-David Cavaillé, qui s’est refusé à toute précision supplémentaire pour ne pas nuire à l'enquête en cours.

Les fausses coupures étaient écoulées en région notamment, où les commerçants sont réputés moins vigilants qu'en région parisienne.
De faux billets ont été mis en circulation en Poitou-Charentes, à Châtellerault dans la Vienne, ainsi que dans les régions Centre et Bourgogne, à Châteaudun en Eure-et-Loir et à Nevers dans la Nièvre.

L'enquête est menée en collaboration avec les Carabinieri italiens. La cache où les faux billets étaient imprimés n'a pas encore été localisée.
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